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Iran : Araghchi esquisse les grandes lignes d’un éventuel mémorandum d’entente avec les États-Unis

Iran : Araghchi esquisse les grandes lignes d’un éventuel mémorandum d’entente avec les États-Unis
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Par AlAhed avec sites web

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a présenté les grandes lignes d’un mémorandum d’entente en 14 points entre l’Iran et les États-Unis. Il a décrit l’accord comme un moyen de consolider la «victoire» iranienne après la récente confrontation avec Washington et «Israël».

Le processus prévoit deux phases de négociation, avec un accord initial suivi de discussions plus approfondies sur le nucléaire et les sanctions. Le Liban et le cessez-le-feu régional figurent parmi les éléments intégrés au cadre proposé. L’Iran et Oman travaillent parallèlement à un nouveau mécanisme de gestion du détroit d’Ormuz.

Un mémorandum pour «sceller la victoire» iranienne

Dans une interview télévisée diffusée le 12 juin, Abbas Araghchi a affirmé que l’Iran était sorti victorieux de la récente escalade militaire avec les États-Unis et «Israël». «L’Iran a remporté cette guerre, et le peuple iranien est le véritable vainqueur de cette bataille.» Selon lui, cette victoire doit désormais être consolidée par un accord diplomatique. Le mémorandum d’entente en préparation comporte 14 dispositions interdépendantes et pourrait encore être modifié avant son approbation définitive.

Un processus en deux étapes

Araghchi a expliqué que les négociations se dérouleraient en deux phases :

Première phase : signature d’un mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis. Les avoirs iraniens gelés seraient débloqués dès cette étape, possiblement via une signature numérique sous un à deux jours.
Deuxième phase : négociations sur un accord final, prévues pour durer environ 60 jours, avec possibilité de prolongation en cas de progrès satisfaisants.
Si les discussions n’aboutissent pas, Téhéran estime que la situation reviendrait à l’état antérieur au mémorandum.

Le nucléaire et les sanctions renvoyés à la deuxième phase

Les sujets les plus sensibles, notamment : l’enrichissement de l’uranium, les stocks d’uranium hautement enrichi, et la levée des sanctions américaines, seront traités lors de la deuxième phase des discussions.Araghchi a insisté sur le fait que tout uranium hautement enrichi devrait être dilué à l’intérieur de l’Iran, qu’il considère comme la seule option viable.

Le Liban intégré au cadre régional
Le ministre iranien a affirmé que le Liban n’avait jamais été exclu des considérations stratégiques de Téhéran. «Nous n’avons jamais oublié le Liban dans cette guerre.» Le cadre proposé inclurait : la cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, le retrait «israélien» des zones occupées au Liban, et un engagement mutuel à ne pas recourir à la force.   Araghchi a présenté la réponse iranienne aux violations du cessez-le-feu au Liban comme une démonstration que l’Iran est prêt à agir militairement si nécessaire.

Levée du blocus et reconstruction économique
La première clause du projet d’accord concernerait la levée du blocus naval américain contre l’Iran. Le texte prévoirait également un plan de reconstruction économique destiné à réparer les dommages causés par la guerre et à injecter des ressources financières importantes dans l’économie iranienne.

Méfiance envers Washington et opposition «israélienne»

Araghchi a rappelé les précédents manquements des États-Unis et de leurs alliés aux accords passés, soulignant la nécessité pour l’Iran de disposer de garanties solides. «Nous n’avons pas affaire à des parties pleinement engagées dans le respect de leurs obligations.» Il a également affirmé que le principal opposant à un accord irano-américain restait «Israël».

Un nouveau cadre pour le détroit d’Ormuz

Enfin, le ministre iranien a annoncé que l’Iran et Oman finalisaient un cadre juridique et opérationnel conjoint pour la gestion du transit dans le détroit d’Ormuz, dont l’annonce est attendue dans un délai de 60 jours. «L’Iran n’a jamais cédé sous la pression et reste pleinement prêt à répondre à toute agression.»

Une diplomatie liée au champ de bataille

Araghchi a conclu en affirmant que la diplomatie iranienne et les forces armées poursuivaient un objectif commun : la défense des intérêts nationaux.
«Il n’y a pas de dualité entre eux… Ils ne font qu’un.»
 

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