Liban-Sud: «Israël» tue au moins huit civils au Tyr, endommage un site protégé par l’Unesco
Par AlAhed avec AFP
«Israël» poursuit ses attaques au sud du Liban, faisant au moins huit martyrs dans des bombardements mardi matin sur la ville de Tyr, a affirmé la défense civile du sud du Liban.
Ces bombardements ont principalement ciblé une zone de la ville composée de logements populaires, avant même qu’«Israël» ne formule son ordre d’évacuation pour l’entièreté de la commune et ses environs.
L’armée d’occupation a ensuite ordonné l’évacuation complète de la ville de Tyr, mentionnant que cela incluait le quartier chrétien et les camps et quartiers environnants.
Lundi, des frappes «israéliennes» se sont abattues sur plus d’une quinzaine de localités dans le sud du Liban, notamment à Tyr, selon l’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise.
Au total, quatorze personnes ont été tuées et plus d’une vingtaine blessées au cours de ces bombardements, selon les autorités libanaises et la Croix-Rouge.
Des bombardements «israéliens» ont coûté la vie à deux personnes, parmi lesquelles un enfant, et ont fait dix blessés à Marwanieh, dans le Sud, selon le ministère libanais de la Santé.
«Le raid de l’ennemi israélien à l’aube aujourd’hui (lundi) sur le village de Zefta, dans la région de Nabatiyé», a fait sept martyrs, dont «un enfant syrien et une femme, et huit blessés, dont deux femmes», a ajouté le ministère libanais dans un communiqué.
Quatre secouristes blessés lors d’une frappe israélienne à Tyr
Également lundi, «lors de l’attaque survenue devant un centre de la Croix-Rouge libanaise à Tyr, quatre secouristes ont été blessés (…) par des éclats de verre, et ont été transférés à l’hôpital (…)», a fait savoir la Croix-Rouge dans un communiqué.
La guerre «israélienne» contre le Liban a déjà fait 3.637 martyrs et 11.188 blessés depuis son début, le 2 mars, indique le dernier bilan du ministère libanais de la Santé, publié lundi.
Un site protégé par l’Unesco à Tyr endommagé
Outre les pertes humaines, l’entité «israélienne» vise également les sites historiques et culturels du pays, causant des dommages importants.
Un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco à Tyr, dans le sud du Liban, a été endommagé par des frappes «israéliennes», ont constaté lundi des correspondants de l’AFP, confirmant des déclarations d’un responsable du ministère libanais de la Culture.
Les attaques de la veille ont causé «le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre», a expliqué Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques du sud du Liban.
Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la Palestine occupée, Tyr, l’une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, avec deux sites protégés.
Elle est pourtant la cible d’une intense campagne d’attaques «israéliennes» depuis le début de la guerre.
Dimanche, l’armée «israélienne» avait émis un ordre d’évacuation pour une zone comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.
Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone située près des colonnes antiques recouverte de débris.
«On y voit des fragments de métal tordu et des branches d’arbres brisées. Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site. Des frappes ont également atteint des bâtiments avoisinants, et l’une a touché un bureau administratif du site», a rapporté M. Badaoui.
«Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre», visant «colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques», a-t-il énuméré.
Une première évaluation des dégâts est en cours, mais les experts ne se trouvent pas sur place en raison du danger.
L’Unesco a été informée, a-t-il relaté, ajoutant que «ce n’est absolument pas un site militaire».
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