Le Pentagone relève le niveau de menace d’espionnage «israélien» à «critique»
Par AlAhed avec agences
Une évaluation de la DIA, rapportée par NBC News, a relevé le niveau de menace de contre-espionnage «israélien», faisant état d'inquiétudes concernant les activités de renseignement visant de hauts responsables américains. Plusieurs incidents précis ont contribué à renforcer les inquiétudes des services américains, même si aucun détail n’a été rendu public.
Le Pentagone a relevé son évaluation de la menace de contre-espionnage visant «Israël» au niveau maximal, face à l'espionnage «israélien» de plus en plus agressif ciblant des responsables américains, a rapporté NBC News vendredi.
La Defense Intelligence Agency (DIA) a publié cette nouvelle évaluation ces dernières semaines, qualifiant la menace israélienne de «critique», selon deux responsables américains en poste et un ancien responsable américain cités par la chaîne.
Cette décision fait suite aux inquiétudes concernant les efforts déployés par «Israël» pour surveiller de hauts responsables américains afin d'obtenir des informations sur les délibérations internes de l'administration Trump concernant les conflits au Moyen-Orient, ont indiqué des responsables.
Citant des responsables en poste, le rapport indique que l'évaluation de la DIA comprend un document de sept pages identifiant des incidents spécifiques qui ont accru les inquiétudes des États-Unis.
«Services de renseignement hyper-agressifs»
Cette alerte accrue intervient alors que le président Donald Trump et le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu s'affrontent sur la guerre contre l'Iran et les offensives militaires «israéliennes» au Liban, notamment lors d'un appel téléphonique tendu la semaine dernière.
Selon des responsables américains actuels et anciens, ainsi que des experts internationaux, «Israël» suit de près la décision de Trump de reprendre des attaques militaires majeures en Iran ou de privilégier une solution négociée au conflit.
Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent leurs divergences sur la stratégie à adopter face à l’Iran. Washington privilégie désormais une issue diplomatique au conflit, tandis qu’«Israël» continue d’exprimer son scepticisme à l’égard d’un accord avec Téhéran et plaide pour une ligne plus offensive.
Le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, tandis qu'un responsable de la Maison Blanche a qualifié l'information de fausse.
Cependant, Emily Harding, vice-présidente du département Défense et Sécurité du Centre d'études stratégiques et internationales, a décrit «Israël» comme disposant de «services de renseignement hyper-agressifs». «Ils s'intéressent de très près à nos activités», a-t-elle ajouté.
