Flottille pour Gaza: la France ouvre une enquête contre «Israël» pour «tortures» et «crime de guerre»
Par AlAhed avec AFP
Le parquet national antiterroriste français a ouvert vendredi le 5 juin une enquête pour «tortures» et «crime de guerre», à la suite d'un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la flottille pour Gaza ont été traités par les autorités «israéliennes».
«Les autorités israéliennes soupçonnées de tortures et crime de guerre. Une enquête dans ce sens a été ouverte, vendredi 5 juin à Paris, à la suite d'un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la flottille pour Gaza ont été traités par les autorités israéliennes», a affirmé une source auprès du parquet national antiterroriste (Pnat) français.
Le Pnat a précisé avoir confié à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine cette enquête préliminaire ouverte pour «tortures, au sens de la convention de New York du 10 décembre 1984» et «crimes de guerre».
Tollé international
Le signalement auprès de la justice française a été effectué par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Fin mai, le «ministre israélien de la Sécurité nationale», Itamar Ben Gvir, avait provoqué un tollé international en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle «flottille pour Gaza» agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer.
La France a interdit l'entrée à Ben-Gvir sur son territoire à la suite de cet incident.
Les forces «israéliennes» avaient arraisonné au large de Chypre la cinquantaine de bateaux de cette flottille et ses quelque 430 membres d'équipage avaient été emmenés de force en «Israël», puis détenus à la prison de «Ktziot» (sud).
Ils participaient à la flottille dans le but de briser le blocus «israélien» de Gaza et de fournir de l'aide au peuple palestinien.
Ces militants, dont 37 ressortissants français, ont depuis «tous été expulsés», selon les autorités «israéliennes».
Épreuve violente et humiliante
Plusieurs militants français ont relaté l’épreuve violente et humiliante subie par huit d’entre eux à leur retour en France, le 22 mai.
Deux des plus de 30 Français ayant participé à la flottille étaient toujours hospitalisés en Turquie, ont-ils indiqué aux journalistes.
Une militante a décrit, après son retour, comment un soldat israélien l'avait giflée et touchée de manière inappropriée dans un conteneur sombre, et à quel point elle avait craint d'être violée.
Une autre membre de la mission a raconté comment les militants enlevés avaient été placés dans une position de stress, à genoux, le front au sol, pendant plusieurs heures.
Fin avril, les forces navales «israéliennes» ont ciblé des navires de la mission Printemps 2026 de la Flottille mondiale Sumud au large des côtes grecques en mer Méditerranée, enlevant des dizaines de militants.
La Flottille mondiale Sumud a confirmé que des militants internationaux enlevés lors du raid du 26 avril ont subi des violences sexuelles, des agressions physiques et des traitements dégradants pendant leur détention par «Israël».
Dans une opération similaire menée en octobre 2025, les forces d'occupation «israéliennes» ont intercepté une quarantaine de bateaux de la flottille et procédé à l’arrestation de plus de 450 participants, dont le petit-fils du dirigeant sud-africain Nelson Mandela, la militante suédoise Greta Thunberg et la députée européenne Rima Hassan.
Certains des détenus ont par la suite fait état de violences physiques et psychologiques subies en détention. L’entité sioniste a ensuite expulsé les militants.
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