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Menaces «israéliennes»  contre Beyrouth: Des missiles iraniens étaient prêts, affirme un conseiller du Leader

Menaces «israéliennes»  contre Beyrouth: Des missiles iraniens étaient prêts, affirme un conseiller du Leader
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Par AlAhed avec agences

Un haut conseiller militaire du Leader de la Révolution islamique d’Iran a affirmé que des missiles étaient prêts à être lancés en réponse aux menaces «israéliennes» visant la banlieue sud de Beyrouth, tout en réaffirmant le soutien de Téhéran au Hezbollah.

Dans un entretien accordé à la télévision d’État iranienne jeudi 5 juin, Mohsen Rezaei a estimé qu’«Israël» cherchait à faire pression sur le Liban afin d’influencer les négociations en cours avec l’Iran.

Il a appelé «Israël» à se retirer du Liban, affirmant que ce pays constituerait «une partie indissociable de tout accord» futur.

M. Rezaei a également souligné que l’Iran demeurait engagé aux côtés de ses alliés, en particulier du Hezbollah, qui a «sacrifié des vies» durant la récente guerre.

«Un État qui ne soutient pas ses alliés perd sa crédibilité», a-t-il déclaré.

Le responsable iranien a averti qu’un nouvel affrontement placerait le nord d’«Israël» dans une situation «bien plus difficile» que celle observée durant la guerre de 40 jours.

Évoquant le détroit d’Ormuz, Mohsen Rezaei l’a qualifié de «puissant levier de dissuasion» entre les mains de l’Iran.

«Le détroit d’Ormuz est ouvert au commerce, pas à une présence militaire», a-t-il affirmé, accusant Washington de maintenir une pression maritime malgré la poursuite du trafic commercial.

Il a par ailleurs appelé au déblocage d’au moins 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés afin de renforcer la confiance dans les négociations.

Les tensions régionales se sont intensifiées depuis la fin du mois de février, après des frappes aériennes menées par les États-Unis et «Israël» contre l’Iran, qui ont fait plus de 3 000 martyrs.

En représailles, Téhéran a visé «Israël» ainsi que plusieurs pays du Golfe accueillant des bases américaines et a fermé le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial. Un cessez-le-feu négocié par le Pakistan est entré en vigueur le 8 avril, tandis que les efforts visant à parvenir à un accord plus large se poursuivent.

Au Liban, l’offensive «israélienne» a fait près de 3 500 martyrs depuis le 2 mars, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis la mi-avril. La guerre a récemment connu une nouvelle escalade après que le «Premier ministre israélien», Benyamin Netanyahou, a ordonné un approfondissement de l’incursion militaire et appelé à des frappes contre Beyrouth.

Selon plusieurs médias, Netanyahou aurait toutefois renoncé à certaines options après un échange téléphonique tendu avec le président américain Donald Trump.

Les deux parties ont finalement convenu cette semaine de renouveler leur fragile cessez-le-feu à l’issue d’un quatrième cycle de négociations menées sous médiation américaine à Washington.

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