noscript

Please Wait...

Promesse honnête

Accord UE-«Israël»: Espagne, Slovénie, Irlande et ONU appellent à sa suspension, l’Allemagne s’oppose

Accord UE-«Israël»: Espagne, Slovénie, Irlande et ONU appellent à sa suspension, l’Allemagne s’oppose
folder_openEurope access_time depuis une heure
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec agences

L’Allemagne s’oppose toujours à la suspension de l’accord UE-«Israël», en dépit des appels lancé en ce sens par d’autres pays de l’UE, dont l’Espagne et l’Irlande, ainsi que des experts de l'ONU.

Le ministre des affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, a confirmé mardi que l’Espagne, la Slovénie et l’Irlande allaient demander mardi l’ouverture d’une discussion pour suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et «Israël».

«Nous devons dire clairement à Israël qu’il doit changer de cap», a déclaré M. Albares à des journalistes, à son arrivée à Luxembourg pour une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE.

«Nous sommes ouverts à toute mesure», a-t-il précisé. «Mais nous ne pouvons pas continuer à ne rien faire du tout.»

en dépit de ces appels, Berlin a par ailleurs confirmé mardi son refus de suspendre l’accord d’association entre «Israël» et l’Union européenne.

«Nous considérons cela comme inapproprié», a estimé le ministre des affaires étrangères allemand, Johann Wadephul, à son arrivée à Luxembourg.

«Nous devons parler des questions cruciales avec Israël», mais «cela doit se faire dans un dialogue critique et constructif avec Israël, c’est que nous défendons», a-t-il ajouté.

Ce refus de l’Allemagne empêche la suspension de cet accord, une décision qui requiert l’unanimité des Vingt-Sept.

L’UE est le premier partenaire commercial d’«Israël», auquel l’Allemagne vend notamment des armes.

Plus d’un million de citoyens européens soutiennent la suspension

Lundi, des experts indépendants des Nations Unies ont appelé l'Union européenne à suspendre immédiatement son accord commercial avec «Israël», soulignant qu’une telle mesure constitue le strict minimum requis par le droit international.

Ces experts ont affirmé que l’accord d’association UE-«Israël», en vigueur depuis 2000 et offrant à l’entité sioniste un accès préférentiel aux marchés européens, devrait être suspendu en raison de violations graves et persistantes des droits de l’homme.

«L’Europe se voit confrontée à une véritable épreuve morale à l’approche de la réunion de ses ministres des Affaires étrangères, le 21 avril à Luxembourg, où sera examinée la suspension, totale ou partielle, de cet accord», ont-ils déclaré. «Cette réunion se tient dans un contexte où la demande de transparence et de responsabilité de la part de l’opinion publique européenne ne cesse de croître.»

«L’Initiative citoyenne européenne, qui demande la suspension totale de l’accord au vu des violations des droits de l’homme perpétrées par Israël, a déjà recueilli plus d’un million de signatures», ont-ils précisé, faisant référence à un mécanisme de l’UE visant à renforcer la participation démocratique aux décisions de l’Union.

Les experts ont émis des doutes quant à la position de l’UE, en rappelant que l’accord garantit un accès préférentiel, notamment par des exonérations douanières sur certains produits.

«Relations privilégiées avec une entité criminelle»

«L’UE ne saurait se prévaloir de sa défense des droits de l’homme tout en maintenant des relations commerciales privilégiées avec une entité dont les actions ont été qualifiées de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre par de multiples instances internationales», ont-ils argumenté.

Cet appel survient alors qu’«Israël» poursuit ses attaques meurtrières dans la région, ciblant notamment la bande de Gaza et le Liban.

Depuis octobre 2023, la bande de Gaza est le théâtre d’une guerre génocidaire lancée par «Israël». Malgré un cessez-le-feu, des attaques sporadiques continuent de jalonner les exactions «israéliennes».

Peu après le déclenchement du conflit, «Israël» a également lancé une offensive meurtrière contre le Liban, qui se poursuit à ce jour, en dépit d’accords de cessez-le-feu similaires.

Les experts ont rappelé les décisions de la Cour internationale de Justice (CIJ), qui a reconnu un risque plausible de génocide à Gaza et a émis des ordonnances contraignantes exigeant un accès humanitaire et la prévention de dommages irréparables.

Ils ont déploré que ces ordonnances aient été «systématiquement bafouées».

Ils ont également fait allusion à l’avis consultatif de la CIJ datant de juillet 2024, qui a jugé «l’occupation des territoires palestiniens par Israël illégale et contraire au droit international».

En outre, les experts ont souligné l’existence de mandats d’arrêt délivrés par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu et de son ancien ministre de la Guerre, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

«Depuis deux ans et demi, l’UE assiste à une escalade des atrocités commises contre les Palestiniens sans prendre de mesures efficaces pour faire respecter le droit international», ont-ils regretté.

Les experts de l’ONU ont soutenu qu’en tant que parties à la Convention sur le génocide et aux Conventions de Genève, les États membres de l’UE ont l’obligation d’agir.

«Compte tenu de la gravité et de l’ampleur des violations des droits de l’homme documentées, la suspension totale n’est pas une simple option politique, mais un impératif juridique qui incombe à l’Union européenne et constitue la démarche minimale requise pour se conformer à ses obligations internationales», ont-ils conclu.

Comments

Breaking news

//