Agression US contre un navire iranien en mer d’Oman: Le QG Khatam al-Anbiya promet une riposte imminente, le prix du brut bondit
Par AlAhed avec sites web
Le quartier général de Khatam al-Anbiya a affirmé, ce lundi, que les États-Unis ont «violé le cessez-le-feu et pratiqué la piraterie maritime en ouvrant le feu sur un navire commercial iranien dans les eaux de la mer d’Oman».
Le QG a ajouté que les forces américaines ont «neutralisé le système de navigation du navire» avant de «mener un assaut héliporté sur son pont».
En conséquence, le commandement a averti que les forces armées iraniennes «répondront prochainement à cet acte de piraterie armée commis par les forces américaines».
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné lors d’un échange avec son homologue pakistanais Ishaq Dar que les menaces pesant sur les ports, les côtes et les navires iraniens, couplées à une rhétorique d’escalade, «témoignent d’une mauvaise foi».
M. Araghchi a martelé que son pays «mobilisera toutes ses capacités pour préserver ses intérêts et sa sécurité nationale».
Trump confirme l’assaut en violation du cessez-le-feu
Le président américain Donald Trump avait déclaré, dimanche, que la marine américaine avait «ouvert le feu sur un cargo battant pavillon iranien et s’en était emparée alors qu’il tentait de briser le blocus naval américain dans le golfe d’Oman».
Cette mesure constitue une violation manifeste de l’accord de cessez-le-feu.
Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a écrit: «Aujourd’hui, un cargo battant pavillon iranien nommé Tosca, long de 900 pieds et pesant presque autant qu’un porte-avions, a tenté de briser notre blocus naval ; cette tentative a échoué».
Et de préciser: «Le destroyer américain USS Spruance, équipé de missiles guidés, a intercepté le navire iranien Tosca dans le golfe d’Oman et lui a adressé une sommation officielle. Face au refus de l’équipage d’obtempérer, notre navire a immédiatement stoppé sa progression en perforant la salle des machines par une explosion. Les Marins américains ont désormais pris le contrôle du bâtiment».
Le prix du brut bondit
Suite à ce regain de tensions dans le détroit d'Ormuz et à l'incertitude pesant sur les perspectives de nouvelles négociations entre l'Iran et les États-Unis, les cours mondiaux du pétrole ont grimpe de manière significative.
Lundi, le prix du Brent, principal indice de référence international, a bondi de plus de 7 % lors des échanges asiatiques.
Il s'est ensuite légèrement replié, pour atteindre 94,69 dollars le baril à 02h05 GMT, contre un peu moins de 90,40 dollars à la fin de la semaine dernière.
Cette flambée des prix fait suite à l'annonce par l'Iran de la fermeture complète de cette voie navigable stratégique, en représailles au maintien par les États-Unis du blocus visant les navires et les ports iraniens, une violation des conditions du cessez-le-feu annoncé le 7 avril.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a fermement mis en garde les navires contre toute intrusion, affirmant que toute tentative de transit par ce point de passage névralgique serait interprétée comme une coopération avec l'ennemi.
Avant cette fermeture, l'Iran et les États-Unis avaient tenu des discussions dans la capitale pakistanaise, Islamabad, au début de ce mois.
Une réouverture totale du trafic commercial dans le détroit avait alors été annoncée pour la durée restante du cessez-le-feu conclu entre les deux parties sous certaines conditions, dont la cessation des attaques contre le Liban.
Pourtant, le président américain Donald Trump a annoncé par la suite que le blocus maritime allait être maintenue, ce qui a à la fois provoqué la fermeture actuelle du détroit d’Ormuz et mis en suspens la probabilité de futures négociations.
Aussi, Téhéran a conditionné la réouverture du détroit à la levée du blocus américain, précisant que la poursuite des négociations dépendra de l'établissement d'un cadre d'entente entre les deux parties.
Les observateurs avertissent que les marchés pétroliers mondiaux resteront soumis à une volatilité défavorable jusqu'à mercredi, date à laquelle le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis expire, faisant craindre de nouvelles envolées de prix en cas d'escalade.
Chaque année, le détroit d'Ormuz voit transiter environ 20% du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial et 25% du commerce maritime de pétrole.
Avant la mise en place du système actuel, le trafic quotidien par cette voie navigable s'élevait en moyenne à 138 navires.
Les perturbations liées au détroit ont contribué à la hausse des coûts du carburant à l'échelle mondiale.
En réponse, les gouvernements ont commencé à puiser dans leurs réserves d'urgence et à instaurer des mesures d'économie d'énergie.
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