La Maison Blanche est devenue un simple relais pour «Israël», selon l’Iran
Par AlAhed avec sites web
Le premier vice-président iranien a vivement critiqué la politique étrangère américaine, affirmant que la Maison Blanche a perdu son indépendance et fonctionne désormais comme un simple intermédiaire au service des intérêts «israéliens».
Le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, a déclaré ce mardi 14 avril sur son compte X que la Maison Blanche ne faisait plus preuve d’autonomie dans sa politique étrangère, étant devenue, selon lui, «un simple relais» pour «Israël».
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une annonce du «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu, selon laquelle le vice-président américain J.D. Vance lui aurait fait un compte rendu quotidien de ses échanges après son retour d’Islamabad.
«Pour la première fois dans l’histoire, un haut responsable d’un gouvernement rend compte quotidiennement au chef d’un autre régime !», s’est indigné M. Aref.
Et d’ajouter : «Le problème ne nous concerne pas directement; il s'agit d'une humiliation structurelle. Le peuple américain réalise-t-il que la Maison Blanche est devenue, de facto, un simple relais pour un autre régime ?»
Lors d’une réunion de «cabinet» le 13 avril, Netanyahu avait en effet affirmé avoir discuté avec M. Vance, qui lui avait rapporté «en détail» les derniers développements concernant les négociations avec l’Iran, «comme le fait cette administration quotidiennement».
La révélation de ces points de presse quotidiens entre hauts responsables américains et «israéliens» a suscité une vive indignation, certains analystes estimant qu’«Israël» tire les ficelles pendant que les États-Unis et l’Iran tentent de trouver une solution durable à leur conflit.
Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, qui se sont tenues à Islamabad, la capitale pakistanaise, se sont achevées le 12 avril sans accord, après 21 heures de discussions.
M. J.D. Vance a indiqué lors d’une brève conférence de presse que les États-Unis n’avaient pas réussi à conclure d’accord avec l’Iran au Pakistan.
Des responsables iraniens ont également affirmé que les «exigences excessives» de Washington avaient constitué un obstacle majeur à la conclusion d'un accord au Pakistan.
L’impasse actuelle, telle que rapportée par les médias américains, confronte l’administration Trump à un choix décisif : s’engager dans un processus diplomatique long et complexe, ou reprendre une guerre potentielle qui a déjà déstabilisé les marchés énergétiques mondiaux et accru le risque d’un affrontement dans le détroit d’Ormuz.
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