Analyste politique irano-américain: La position du PM libanais entrave les efforts de cessez-le-feu
Par AlAhed
L’expert en affaires politiques, sayyed Mohammad Marandi, a affirmé que le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, entrave la mise en œuvre d'un cessez-le-feu au Liban en insistant sur une voie de négociation spécifique.
M. Marandi, qui accompagnait la délégation iranienne à Islamabad, a expliqué que M. Salam insiste sur le fait qu'un cessez-le-feu doit être obtenu par des négociations directes entre le Liban et «Israël», dans le cadre de dialogues visant à normaliser les relations entre l'entité «israélienne» et l'État libanais, plutôt que par les négociations en cours entre l'Iran et l’administration de Trump.
L’analyste s’est dit stupéfait par cette approche qui compromet les chances de parvenir à un accord.
Les négociations directes entre Beyrouth et «Tel-Aviv» sont prévues mardi au département d'État. Elles interviennent alors que l'Iran maintient que les attaques continues d'«Israël» contre le Liban constituent une violation du cessez-le-feu qu'il a conclu avec les États-Unis, accord censé mettre fin à une guerre qui s'est rapidement propagée à travers la région.
Les États-Unis ont nié que le Liban soit couvert par la trêve, bien que l'Iran et le pays médiateur, le Pakistan, aient souligné qu'il l'est.
Deux sources anonymes ont indiqué au site d'information Axios que le Liban a demandé à «Israël» d'accomplir un «geste» avant l'ouverture des pourparlers et de «marquer une pause» dans ses attaques.
Ces sources ont précisé que les États-Unis soutiennent la demande libanaise et ont demandé à «Israël» d'y répondre favorablement. Le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu n'a cependant pas encore pris de décision.
«Il n'y a pas de cessez-le-feu», a déclaré un responsable «israélien» anonyme, selon Axios. Une deuxième source «israélienne» a indiqué à Axios que Netanyahu pourrait finalement accepter ce que le site a qualifié de «courte pause tactique sur les frappes aériennes».
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