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Liban: «Israël» accusée d’avoir utilisé du phosphore blanc sur des zones résidentielles

Liban: «Israël» accusée d’avoir utilisé du phosphore blanc sur des zones résidentielles
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Par AlAhed avec agences

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi 9 mars «Israël» d’avoir utilisé «illégalement » des munitions au phosphore blanc au-dessus de zones résidentielles dans le sud du Liban, peu après le début de l’agression «israélienne» contre le Liban.

Dans un communiqué, l’ONG affirme que l’armée «israélienne» a tiré des obus d’artillerie contenant du phosphore blanc le 3 mars 2026 au-dessus d’habitations dans la localité de Yohmor, dans le sud du pays.

HRW indique avoir vérifié et géolocalisé des images de munitions au phosphore blanc ayant explosé au-dessus d’une zone habitée. Selon l’organisation, ces images montrent également des membres de la Défense civile libanaise tentant d’éteindre un incendie ayant touché plusieurs maisons, probablement provoqué par des fragments de feutre imbibés de phosphore blanc.

Dimanche, l’Agence nationale d’information libanaise (ANI) avait déjà accusé «Israël» d’avoir visé d’autres localités frontalières, notamment Tal Nahas et Khiam, avec des tirs d’artillerie et des bombardements au phosphore.

Le phosphore blanc, une substance qui s’enflamme au contact de l’oxygène, peut être utilisé sur les champs de bataille pour créer des écrans de fumée ou pour éclairer une zone. Mais son emploi peut aussi provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires et, dans certains cas, des défaillances d’organes ou la mort.

«L’utilisation illégale de phosphore blanc par l’armée israélienne dans des zones résidentielles est extrêmement alarmante et expose gravement les civils», a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur à Human Rights Watch, cité dans le communiqué. Il a appelé «Israël» à cesser immédiatement cette pratique et exhorté les États fournissant des armes à «Israël», y compris des munitions au phosphore blanc, à suspendre leur aide militaire et leurs ventes d’armes.

Les autorités libanaises et HRW ont déjà accusé par le passé «Israël» d’avoir utilisé ce type de munitions dans le sud du Liban, provoquant des incendies dans des zones boisées et des terres agricoles. Des incidents similaires signalés en 2023 et 2024 le long de la frontière ont, selon l’ONG, mis en danger les populations civiles et contribué au déplacement d’habitants.

En février, Beyrouth avait également accusé «Israël» d’avoir pulvérisé du glyphosate, un herbicide controversé, du côté libanais de la frontière, suscitant des inquiétudes quant à ses effets potentiels sur les terres agricoles et la santé des populations à long terme.

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