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L’Iran n’est pas opposé au dialogue mais accepte une diplomatie fondée sur le respect mutuel, dit Qalibaf

L’Iran n’est pas opposé au dialogue mais accepte une diplomatie fondée sur le respect mutuel, dit Qalibaf
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Par AlAhed avec sites web

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que Téhéran ne s’oppose pas au principe du dialogue et de la diplomatie, à condition qu’il s’agisse d’un dialogue et d’une diplomatie sincères et équilibrés, fondés sur le respect mutuel et assortis de garanties.

Lors d’une interview accordée à la chaîne CNN, M. Qalibaf a précisé que des négociations sous la menace de la guerre et des actions militaires ne feraient qu’exacerber les tensions et l’insécurité dans la région. Le président du Parlement a fait part ainsi de la volonté de l’Iran d’engager des pourparlers sincères dans le respect des réglementations internationales.

Il a souligné que le président américain, Donald Trump, a jusqu’à présent démontré qu’il cherche à imposer ses propres opinions politiques en brandissant la menace de guerre.

M. Qalibaf a aussi et surtout évoqué l’agression menée en juin 2025 par le tandem israélo-américain contre la République islamique d’Iran, «une agression qui a eu lieu deux jours seulement avant un sixième tour de négociations indirectes prévu entre Washington et Téhéran».

«Tant qu’il n’y aura pas de garanties pour les droits de la nation iranienne, tant que ses intérêts économiques ne seront pas assurés, et tant que sa dignité ne sera pas respectée, il est évident qu’il ne strumpaurait être question de négociations, car nous n’appelons pas «négociation» une approche qui tend à dicter et imposer son opinion ou pousser l’autre partie à la capitulation», a-t-il précisé. Il a ajouté que Trump devait prendre des mesures pour parvenir à une « paix véritable » s’il la désirait réellement et prétendait mériter le prix Nobel de la paix.

Ces propos interviennent dans un contexte de rhétorique de plus en plus agressive de Donald Trump, qui a récemment menacé l’Iran d’une nouvelle agression militaire et a déployé le porte-avions USS Abraham Lincoln et son groupe aéronaval près du pays, au nord de l’océan Indien.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti mercredi qu’imposer la diplomatie par la menace militaire ne peut être ni efficace ni productif, affirmant qu’aucune décision n’a encore été prise concernant des négociations avec les États-Unis.

Concernant les récents troubles dans le pays, le président du Parlement a promis la mise en place des procédures légales visant à obtenir justice pour les victimes des récentes émeutes, tant devant les instances et les tribunaux internationaux qu’à l’intérieur du pays. Il a également souligné l’importance de documenter les crimes et de tenir les auteurs responsables.

Il a exprimé sa profonde tristesse au sujet des événements tragiques qui, selon lui, ont fait plus de 2 500 morts, avant d’ajouter que la quête des responsables de cette tragédie est un «devoir absolu».

Selon lui, le peuple iranien était victime d’un terrorisme qui était le résultat d’une ingérence directe et d’un complot manifeste de l’ennemi, affirmant que même les agents concernés avaient admis leur responsabilité dans les incidents terroristes.

Il a conclu en rappelant la mort d’environ 300 policiers en seulement deux jours, ce qui était, d’après lui, le résultat d’une «action organisée et dirigée depuis l’extérieur et d’un comportement terroriste à la manière de Daech » dans le but de créer un «quasi-coup d’État» par des actes terroristes.

 

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