Liban-Sud: «Israël» lance des raids meurtriers, des bâtiments résidentiels visés
Par AlAhed avec agences
Au Liban-Sud, les attaques «israéliennes» se sont multipliées mercredi 21 janvier. Les localités d’al-Ansar, d’al-Kharayeb ont été ciblées dans un premier temps avant le bombardement d’un bâtiment résidentiel dans la localité de Qannarite, à proximité d’al-Ghaziyeh. Des blessés ont été signalés parmi les Libanais après les raids «israéliens» sur Qannarite. En outre des raids ont visé la localité d’al-Kfour, et plus violemment Jarjou.
Auparavant, deux Libanais sont tombés en martyre suite à des agressions «israéliennes» contre plusieurs localités du sud du Liban. Mercredi matin, un jeune est tombé en martyre suite à un raid visant une voiture dans la localité de Zahrani, dans le district de Sidon, au sud du pays. L’agression a eu lieu sur la route de Zahrani-Masayleh. Toujours au sud du pays, une deuxième personne est également tombée en martyre dans une frappe israélienne contre son véhicule dans la localité de Bazourieh.
15 bâtiments résidentiels dans 5 localités du Liban-Sud ont fait l’objet de raids aériens «israéliens» précédés par des avertissements qui ont visé des bâtiments résidentiels sous prétexte de viser des «installations du Hezbollah».
En fin d’après-midi, des avions «israéliens» ont mené une série de raids aériens intenses dans les localités de Qannarite, Jarjou, al-Kfour, al-Kharayeb et Ansar dans le sud du Liban. 3 bâtiments ont été détruits dans ces deux dernières localités, et 12 dans les trois premières. Le maire de la localité d’al-Ansar a assuré avoir reçu un appel téléphonique de l’armée ennemie israélienne le sommant de faire évacuer la place de la localité.
Les frappes ennemies sur Qannarite ont causé d’importants dégâts aux bâtiments, aux véhicules et aux routes. Des éclats se sont écrasés à proximité des journalistes et correspondants qui étaient loin du bâtiment ciblé, blessant légèrement 8 d’entre eux.
Le Syndicat des cameramen a affirmé que les déclarations «israéliennes» concernant les «distances de sécurité» n’offrent aucune protection et les avertissements que les «Israéliens» émettent ne sont pas respectés. «Quiconque connaît cet ennemi sait qu’il n’hésite pas à cibler les journalistes et que les caméras ne constituent pas de ligne rouge à ses yeux». Le communiqué poursuit : «Par conséquent, la prudence n’est pas une option, mais une nécessité. L’engagement professionnel ne doit pas devenir un pari insensé, et la sécurité de nos collègues demeure une priorité absolue, au-delà de la simple transmission des images et des informations.»
«Israël» a récemment commencé à utiliser des munitions à fragmentation qui dispersent des éclats d’obus sur de longues distances. Les fragments de missiles ne causent plus des dégâts limités au voisinage immédiat de la cible, mais se propagent désormais bien au-delà, constituant une menace directe pour les civils et les équipes de médias, notamment les journalistes couvrant les événements. Cette tactique vise à étendre la zone de danger et à semer la terreur, au mépris total des normes de sécurité et du droit international humanitaire.
Selon un bilan préliminaire, une cinquantaine de familles qui habitaient dans ces bâtiments se sont trouvés sans domicile. Sur les réseaux sociaux, des invitations ont été faites par des habitants d’autres localités pour les héberger.
Le Président libanais, Joseph Aoun, a déclaré que «ces agressions répétées réaffirment le refus d’Israël de respecter ses engagements découlant de l’accord de cessation des hostilités. » « Nous appelons la communauté internationale, et en particulier les signataires de l’accord, à assumer leurs responsabilités juridiques et politiques et à prendre des mesures pour mettre fin aux violations », a-t-il réclamé dans un communiqué.
L’armée libanaise a condamné «les attaques et violations israéliennes répétées contre le Liban, qui ont ciblé des bâtiments et des habitations civiles dans plusieurs régions du sud», les qualifiant de «violation flagrante de la souveraineté et de la sécurité du Liban, de l’accord de cessation des hostilités et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies».
L’armée a souligné que «ces attaques entravent ses efforts, mettent en danger les civils et entraînent la mort et des blessures parmi eux, en plus de déplacer des dizaines de familles et de les contraindre à quitter leur logement». Et de conclure que «cela nuit à la stabilité de la région».
A noter que l’occupation «israélienne» poursuit ses agressions contre le Liban, malgré l’accord de cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024.
La présidence libanaise se contente de dénoncer les agressions «israéliennes» et d’appeler la communauté internationale à intervenir pour endiguer l’hubris de l’entité sioniste.
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