«Israël»: Un projet de loi à la «Knesset» prévoit la pendaison des détenus palestiniens
Par AlAhed avec agences
Un projet de loi controversé à la «Knesset» propose l’exécution de détenus palestiniens par pendaison, contredisant des déclarations parlementaires antérieures qui indiquaient que la méthode envisagée serait l’injection létale.
Le quotidien «Haaretz» a indiqué que la proposition de loi précise explicitement que la peine de mort serait appliquée par pendaison, l’exécution étant effectuée par un agent pénitentiaire spécialement désigné.
Le texte, déposé par la «députée d’extrême droite» Limor Son Har-Melech, du parti «Otzma Yehudit» dirigé par le «ministre de la Sécurité nationale» Itamar Ben-Gvir, a désormais atteint les deuxième et troisième lectures, alimentant un vif débat parmi l’ensemble de l’échiquier politique «israélien». Aucun calendrier n’a encore été fixé pour le vote final.
Selon «Haaretz», la loi confère au commissaire du Service pénitentiaire israélien le pouvoir de nommer l’agent chargé de procéder à l’exécution. Le processus serait supervisé par le directeur de la prison, un représentant judiciaire et un membre de la famille du détenu.
Le projet de loi autorise toutefois la tenue de l’exécution même en l’absence de certaines de ces personnes, au motif d’éviter tout retard.
Le texte prévoit également que les agents pénitentiaires et les autorités de «l’État» impliqués dans l’application de la peine capitale bénéficieraient d’une immunité civile et pénale totale. Les détails des exécutions seraient publiés sur le site internet du Service pénitentiaire «israélien», tandis que l’identité des personnes chargées de l’exécution resterait confidentielle.
Le projet interdit toute commutation, appel ou annulation une fois la peine de mort prononcée. Les prisonniers condamnés à mort seraient détenus à l’isolement total, avec des visites strictement limitées au personnel autorisé.
En outre, la législation permettrait de prononcer la peine de mort sans requête du procureur général. Les procès seraient conduits devant des juges militaires ayant le grade de lieutenant-colonel ou supérieur, et les exécutions devraient avoir lieu dans un délai de 90 jours après la décision définitive.
Le choix de la pendaison comme méthode d’exécution contraste directement avec un communiqué publié par la «Knesset» sur la plateforme américaine X le 19 novembre dernier, affirmant que les exécutions seraient réalisées par injection létale.
La «Knesset» a approuvé le projet de loi en première lecture le 11 novembre, par 39 voix sur 120 députés, contre 16, selon le diffuseur public «israélien».
Itamar Ben-Gvir plaide de manière répétée en faveur de l’exécution des détenus palestiniens et a supervisé un durcissement drastique de leurs conditions de détention, alors que se multiplient les rapports faisant état de mauvais traitements et de violations des droits fondamentaux.
Depuis le début de sa guerre génocidaire, «Israël» a fortement intensifié les violations à l’encontre des détenus palestiniens, en particulier ceux originaires de Gaza, notamment par la famine, la torture, les violences sexuelles et le refus systématique de soins médicaux, selon des organisations de défense des droits humains.
«Israël» a tué plus de 71 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, et blessé plus de 170 000 autres lors des attaques menées à Gaza depuis octobre 2023.