Génocide à Gaza: Un enfant tué chaque jour depuis le cessez-le-feu, alerte l’Unicef
Par AlAhed avec agences
Au moins 100 enfants ont été tués par l’armée «israélienne» à Gaza depuis l’entrée en vigueur du très fragile cessez-le-feu avec «Israël» en octobre, a annoncé mardi 13 janvier le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Le ministère de la Santé de Gaza a lui fait état d’un chiffre de 165 enfants.
«Plus de 100 enfants ont été tués à Gaza depuis le cessez-le-feu début octobre. Cela représente environ un garçon ou une fille tué(e) chaque jour pendant le cessez-le-feu», a déclaré depuis Gaza le porte-parole de l’Unicef, James Elder. Ces enfants – 60 garçons et 40 filles selon l’Unicef – ont été «tués par des frappes aériennes, des frappes de drones, y compris des drones kamikazes. Ils sont tués par des tirs de chars. Ils sont tués par des balles réelles», a-t-il déclaré, ajoutant que le nombre réel était probablement plus élevé.
Un responsable du ministère de la Santé de Gaza, qui tient les registres des victimes, a fait état d’un chiffre plus élevé, soit 165 enfants tués depuis le cessez-le-feu, sur un total de 442 décès. «De plus, sept enfants sont morts d’hypothermie depuis le début de l’année», a déclaré à l’Agence France Presse Zaher Al-Wahidi, directeur du département informatique du ministère de la Santé.
Les enfants sont victimes de traumatismes psychologiques profonds
Les enfants de Gaza vivent «toujours dans la peur», regrette James Elder. «Les traumatismes psychologiques restent non soignés et, plus cela dure, plus ils s’aggravent et deviennent difficiles à guérir», a prévenu le porte-parole de l’Unicef évoquant une vie qui «reste donc suffocante» et la survie «précaire». «Un cessez-le-feu qui ralentit les bombardements est un progrès, mais un cessez-le-feu qui continue d’ensevelir des enfants est insuffisant», a-t-il insisté, estimant que «ce que le monde appelle aujourd’hui le calme serait considéré comme une crise ailleurs».
James Elder a également dénoncé la décision d’«Israël», le 1er janvier, de suspendre l’accès à la bande de Gaza à 37 organisations humanitaires étrangères qui avaient refusé de communiquer aux autorités «israéliennes» la liste de leurs employés. «Bloquer les ONG internationales, bloquer toute aide humanitaire (…), c’est bloquer une aide vitale», a-t-il protesté. «Lorsque des ONG clés sont interdites de fournir une aide humanitaire et de témoigner, et que des journalistes étrangers sont bloqués», on peut légitimement se demander si l’objectif n’est pas de «restreindre l’examen des souffrances des enfants», a-t-il ajouté.
En novembre, les autorités de Gaza avaient annoncé que plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis le début du génocide. Près de 80 % des bâtiments de Gaza ont été détruits ou endommagés par la guerre, selon les données de l’ONU.
La trêve demeure très précaire. Depuis le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, au moins 425 Palestiniens ont été tués par les attaques «israéliennes», selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza.
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