
L’Iran a exécuté un homme pour espionnage au profit du «Mossad»
Par AlAhed avec AFP
L'Iran a exécuté un homme condamné pour espionnage au profit d'«Israël», a annoncé samedi l'organe de presse du pouvoir judiciaire, la dernière d'une série depuis une guerre en juin ayant opposé les deux parties.
La peine de mort pour Aghil Keshavarz, «reconnu coupable d'espionnage en faveur de l’entité sioniste, de communication et de coopération avec l’entité», a été appliquée «après avoir été confirmée par la Cour suprême et à l'issue des procédures légales», a indiqué l'agence Mizan.
Cet homme, présenté comme un «agent du Mossad», le «service de renseignement extérieur israélien», avait été arrêté en avril-mai 2025 dans le nord-ouest de l'Iran mais l'affaire n'avait pas été rendue publique.
La peine capitale a été prononcée sur la base des «aveux explicites et clairs de l'accusé», ainsi que des «preuves» dont des photos et des enregistrements vidéo «réalisés sur des sites militaires et de sécurité», ajoute Mizan.
L'Iran et «Israël» se sont livrés en juin à une guerre déclenchée par une attaque sans précédent d'«Israël» le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées.
Ce conflit avait duré 12 jours et les Etats-Unis y avaient pris part brièvement pour frapper trois importants sites nucléaires iraniens.
Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 24 juin.
Depuis la guerre, l'Iran a promis des procès rapides pour les personnes arrêtées pour suspicion de collaboration avec «Israël», annonçant de multiples arrestations et les exécutions d'au moins dix personnes condamnées pour avoir travaillé avec le «Mossad».
L'Iran, qui ne reconnaît pas «Israël», l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.
En octobre, Téhéran a durci sa législation.
Désormais, «toute activité de renseignement ou d'espionnage» pour le compte d'«Israël», des Etats-Unis ou d'autres gouvernements et groupes jugés hostiles à l'Iran «sera punie par la confiscation de tous les biens (...) et passible de peine de mort».
La précédente loi ne ciblait aucun pays en particulier et l'espionnage n'était pas nécessairement puni par la peine de mort.
Comments