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Cisjordanie occupée: L’armée «israélienne» prend d’assaut l’université de Birzeit, procède à des arrestations

 Cisjordanie occupée: L’armée «israélienne» prend d’assaut l’université de Birzeit, procède à des arrestations
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Par AlAhed avec agences

Les forces d’occupation «israélienne» ont pris d'assaut mardi 6 décembre le campus de l'université de Birzeit en Cisjordanie occupée. Lors de cette attaque, au moins trois étudiants palestiniens ont été blessés par balles réelles et des dizaines d’autres ont été intoxiqués par des gaz lacrymogènes. 

Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que ses équipes médicales avaient soigné trois étudiants blessés par balle aux jambes lors de l'assaut de mardi et les avaient transférés à l'hôpital pour y recevoir des soins complémentaires.

Selon l'agence de presse palestinienne WAFA, les forces «israéliennes» ont tiré à balles réelles, lancé des grenades lacrymogènes et assourdissantes en pénétrant sur le campus, semant la panique parmi les étudiants et le personnel.

Nirdin Al-Mimi, responsable des relations publiques de l'université de Birzeit, a déclaré à WAFA que deux autres étudiants avaient été blessés en tombant alors qu'ils tentaient de fuir, tandis que plusieurs autres souffraient d'asphyxie due aux gaz lacrymogènes.

Al-Mimi a déclaré qu'environ 8 000 étudiants étaient présents sur le campus au moment de l'incursion, ajoutant que les soldats «israéliens» avaient enfoncé et endommagé le portail principal de l'université avant de prendre d'assaut plusieurs bâtiments et facultés.

Elle a également confirmé que les forces «israéliennes» avaient saisi du matériel appartenant au mouvement étudiant et procédé à des arrestations pendant l'offensive.

Détention et condamnation

Lors du raid, les forces «israéliennes» ont arrêté Assem Khalil, vice-président aux affaires académiques de l'université, selon des responsables universitaires.
Le ministère palestinien de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur a fermement condamné le raid, affirmant qu'il constituait une violation flagrante des normes et conventions internationales protégeant les établissements d'enseignement.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que les attaques contre les universités constituaient une atteinte au droit à l'éducation et violaient le caractère sacré des espaces académiques en vertu du droit international.

Le ministère a souligné que de telles actions ne briseront pas la volonté des établissements d'enseignement palestiniens, de leurs étudiants ou de leur personnel, ajoutant qu'ils restaient attachés à leur mission d'apprentissage et de diffusion du savoir malgré les violations en cours.

Elle a renouvelé ses appels à l'Association internationale des universités, à l'Association des universités arabes, aux ONGd e défense des droits humains et aux médias afin qu'ils dénoncent les «attaques systématiques contre l'enseignement supérieur palestinien».

Escalade en Cisjordanie occupée

Par ailleurs, lors de différents raids «israéliens» dans plusieurs zones de Cisjordanie occupée, plusieurs Palestiniens ont été intoxiqués par des gaz lacrymogènes, selon l'agence WAFA.

Dans le camp de réfugiés de Shuafat, au nord d’al-Qods (Jérusalem-Est) occupée, les troupes «israéliennes» ont tiré des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène sur des habitations et des commerces, provoquant des cas d'asphyxie, et ont déployé des véhicules militaires dans les rues et les ruelles du camp.

Des incursions similaires ont été signalées à Deir Dibwan, près de Ramallah, à Odala, à Qusra et à Beit Furik, près de Naplouse, où les forces israéliennes ont utilisé des munitions réelles, des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène, semant la peur parmi les habitants. Aucun blessé n'a toutefois été signalé.

Ces atrocités «israéliennes» surviennent dans un contexte de forte escalade des attaques militaires et de colons «israéliens» contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, où au moins 1 100 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023. Selon des responsables palestiniens, «Israël» a également détenu plus de 21 000 Palestiniens depuis deux ans.
 

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