noscript

Please Wait...

soleimani2025

Attaque US au Venezuela: Le président colombien appelle à la formation d’une alliance des pays d’Amérique latine

Attaque US au Venezuela: Le président colombien appelle à la formation d’une alliance des pays d’Amérique latine
folder_openAmériques access_timedepuis un jour
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec AFP

Le président colombien Gustavo Petro a rejeté dimanche les menaces et accusations de son homologue américain Donald Trump qui l'accuse sans preuve d'être «un narcotrafiquant», à l'instar du président vénézuélien capturé au cours du weekend.

«Mon nom (...) n'apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump», a fustigé M. Petro sur le réseau social X.

Donald Trump a déclaré dimanche à bord d'Air Force One qu'une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait «une bonne idée» et accusé Gustavo Petro de «trafic de drogue» vers les États-Unis, avertissant qu'il «ne le ferait plus très longtemps».

Le président colombien, de gauche, est très critique de l'action militaire du gouvernement Trump dans la région.

Il accuse les États-Unis d'avoir enlevé Nicolas Maduro «sans base légale».

Le dirigeant vénézuélien a été capturé à Caracas samedi après des bombardements de Washington sur la capitale.

Après lui avoir dit samedi qu'il devrait «faire gaffe à ses fesses», Donald Trump a qualifié dimanche Gustavo Petro d'«homme malade» qui «aime fabriquer de la cocaïne».

«La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps», a mis en garde le président américain.

Gustavo Petro «a des moulins à cocaïne et des usines de cocaïne, et il ne va pas le faire très longtemps», a-t-il ajouté.

Le président colombien avait par ailleurs critiqué le bombardement de Caracas, qualifiant cet acte de «tache honteuse» dans l’histoire du continent, ajoutant que les États-Unis seraient «le premier pays à bombarder une capitale en Amérique du Sud dans l’histoire humaine».

Dans une déclaration particulièrement virulente, il a comparé cette action à des pratiques qu’il attribue à des figures historiques controversées, affirmant qu’un tel acte «n’a été commis ni par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ni par Adolf Hitler, ni par Francisco Franco, ni par Antonio de Oliveira Salazar».

Gustavo Petro a appelé à la formation d’une alliance des pays d’Amérique latine face à cette agression américaine, et a demandé la tenue d’une réunion d’urgence de l’Organisation des États américains et des Nations unies afin d’examiner la «légitimité de cette attaque».

Dans le même contexte, le ministère colombien des Affaires étrangères a qualifié les menaces du président américain d'«ingérence inacceptable» et demandé le «respect».

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s'affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane, ou la politique migratoire.

La Colombie, pays frontalier du Venezuela, et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques clés dans la région, mais leurs relations sont aujourd'hui au plus bas.

Comments

//