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Iran: Trump «prêt» à «apporter secours aux manifestants», Téhéran avertit que toute intervention serait une «ligne rouge»

Iran: Trump «prêt» à «apporter secours aux manifestants», Téhéran avertit que toute intervention serait une «ligne rouge»
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Par AlAhed avec AFP

 

Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les États-Unis étaient «prêts» à intervenir «si des manifestants étaient tués» en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de «déstabilisation» de la région.

Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d’une mobilisation liée à la vie chère dans ce pays frappé par de sévères sanctions occidentales.

Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s’étendre à une partie du pays.

«Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours», a estimé vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social.

«Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir», a-t-il ajouté.

Ali Shamkhani, un conseiller du Leader de la Révolution islamique, l'imam sayyed Ali Khamenei, a réagi en affirmant que toute intervention américaine en Iran serait suivie d’une «riposte».

«La sécurité de l’Iran est une ligne rouge», a prévenu M. Shamkhani.

Un autre conseiller du Leader, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de «déstabilisation» du Moyen-Orient.

«Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains», a-t-il déclaré.

«Qu’il prenne garde à ses soldats», a-t-il ajouté sur le réseau social X.

Distinguer manifestants défendant les moyens de subsistance et émeutiers

La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, quelques villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’ouest du pays, selon des annonces officielles et des médias locaux.

Elle a donné lieu localement à des affrontements et des dégradations contre des bâtiments publics.

Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l’ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que «toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l’ordre public» constituaient «des crimes» qui seraient traités «avec la plus grande fermeté par la justice».

Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers.

«Nul ne peut commettre d’actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux», a-t-il souligné.

Sanctions occidentales

Ce mouvement est né au moment où l’ONU a rétabli en septembre des sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire pacifique. 

La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions occidentales.

Le taux d’inflation était en décembre de 52 % sur un an, selon des statistiques officielles.

Le pouvoir a dès le début des protestations tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant des «revendications légitimes» liées aux difficultés économiques. 

Mais la justice a mis en garde contre toute intention de déstabilisation.

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