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Gaza: Plus de 500 employés de l’ONU demandent au HCDH de qualifier la situation de génocide

Gaza: Plus de 500 employés de l’ONU demandent au HCDH de qualifier la situation de génocide
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Par AlAhed avec agences

Des centaines d’employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) ont demandé à leur chef, Volker Türk, de qualifier explicitement la guerre à Gaza de génocide en cours, rapporte l’agence Reuters.

«Le HCDH a la responsabilité juridique et morale de dénoncer les actes de génocide», déclarent-ils dans un courrier envoyé mercredi et signé par le comité du personnel au nom de plus de 500 employés.

«Ne pas dénoncer un génocide en cours sape la crédibilité de l’ONU et du système des droits de l’homme lui-même», ajoute le texte.

Selon les signataires, les critères juridiques du génocide sont remplis dans la guerre menée depuis près de deux ans par «Israël» dans la bande de Gaza, compte tenu de l’ampleur, de la portée et de la nature des violations qui y ont été documentées.

«La situation à Gaza nous a tous profondément bouleversés», a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH, évoquant les difficultés rencontrées par le bureau pour documenter les faits et tirer la sonnette d’alarme.

«Des discussions ont eu lieu et se poursuivront en interne sur la manière d’aller de l’avant», a-t-elle ajouté à propos de la lettre.

«Je sais que nous partageons tous un sentiment d’indignation morale face aux horreurs dont nous sommes témoins, ainsi qu’une frustration face à l’incapacité de la communauté internationale à mettre fin à cette situation», a répondu Volker Türk, appelant les employés à «rester unis en tant que bureau face à une telle adversité», selon Reuters.

Un «catalogue d’horreurs sans fin»

Dans le même contexte, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dénoncé jeudi «un catalogue sans fin d’horreurs» dans la bande de Gaza, estimant que «le niveau de mort et de destruction» y était «sans équivalent dans les temps récents».

«Gaza est jonchée de décombres, de corps et d’exemples de ce qui pourrait constituer de graves violations du droit international», a-t-il ajouté, avant une réunion du Conseil de sécurité consacrée à Haïti.

Depuis octobre 2023, «Israël» a tué près de 63 000 Palestiniens à Gaza, principalement des femmes et des enfants.

La guerre a également dévasté l’enclave, qui est confrontée à la famine.

En novembre dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahou et son ancien «ministre de la Guerre» Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

«Israël» est également confronté à une affaire de génocide devant la CIJ pour sa guerre contre la bande de Gaza.

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