Ansarallah promet de riposter à la mort en martyre de Saleh al-Sammad
Le plus haut responsable politique du mouvement Ansarullah au Yémen est tombé en martyre dans un raid de la «coalition arabe» menée par l’Arabie saoudite, a annoncé lundi le mouvement en menaçant de venger sa mort.

Le 19 avril, Saleh al-Sammad, chef du Conseil politique suprême d’Ansarullah, est «tombé en martyre» dans un raid de la «coalition» sur la province de Hodeida (ouest), a annoncé le mouvement dans un communiqué diffusé par leur agence de presse Saba. Sammad a été remplacé comme chef du Conseil politique par Mehdi Hussein al-Machat, selon le communiqué.
Sammad a été tué par une frappe de la coalition jeudi dernier dans le secteur de Brihi, au sud-ouest de la ville de Hodeida, chef-lieu de la province du même nom.
Le chef suprême d’Ansarullah, Abdel Malek al-Houthi, a promis de venger la mort de Sammad, dans une déclaration diffusée par la télévision al-Massirah.
«Ce crime ne restera pas impuni», a-t-il lancé. «Les forces de l’agression, à leur tête l’Amérique et l’Arabie saoudite, doivent assumer les conséquences» de cet acte.
«Saleh al-Sammad était le premier sur la liste saoudienne de personnes à assassiner ; mais des actes criminels de ce genre ne pourront pas conduire notre peuple à se résigner», a-t-il martelé.
Le leader d’Ansarallah a aussi demandé aux habitants d’al-Hudaydah, la province où Saleh al-Sammad a trouvé le martyre, de participer massivement à la manifestation à laquelle avait appelé le président du Conseil politique suprême du Yémen, avant qu’il ne soit tué par l’aviation saoudienne.
Début avril, Saleh al-Sammad avait proclamé 2018 «l’année balistique par excellence», en allusion aux missiles tirés contre le royaume saoudien par Ansarullah.
Depuis novembre, le mouvement a tiré plusieurs missiles balistiques vers l’Arabie saoudite. Lundi, un missile a visé une installation de l’entreprise pétrolière Aramco, selon la chaîne Al-Massirah.
Ailleurs dans le pays, des dizaines de personnes sont tombées en martyre ou blessées dimanche soir à Bani Qais dans la province de Hajja, au nord-ouest de Sanaa, dans des raids aériens. L’agence Saba les a qualifiés de «nouveau crime génocidaire des Saoudiens». Il y a eu de 23 à 33 martyrs et de 40 à 55 blessés selon différentes sources médicales et de l’administration locale.
Raids sur un mariage
Selon Médecins sans frontières (MSF), l’hôpital qu’ils soutiennent à Hajja a admis 63 blessés, dont des enfants. Ces raids sont «parmi les plus dévastateurs dans la région ces derniers mois». D’après des secouristes, deux tentes de mariage ont été touchées par les raids et une trentaine d’enfants figurent parmi les blessés, dont trois ont été amputés.
L’Iran a condamné «les attaques contre les objectifs civils» comme «des violations des principes humanitaires».
Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé «une enquête rapide, efficace et transparente» sur cette attaque qu’il a «fermement condamnée». En 2015, des raids de la «coalition» avaient fait des dizaines de martyrs lors de fêtes de mariage.
Source : agences et rédaction
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