Pour Mohammed ben Salmane, «les Israéliens ont le droit d’avoir leur propre Etat-nation»
«Les Israéliens ont le droit d'avoir leur propre Etat-nation comme les Palestiniens», a estimé le prince héritier d'Arabie saoudite, établissant ainsi un nouveau signe de rapprochement avec «Israël».

Dans un entretien publié lundi par la revue américaine The Atlantic et réalisé au cours de sa longue tournée aux Etats-Unis, un voyage toujours pas achevé, Mohammed ben Salmane (MBS) assure n'avoir «aucune objection» religieuse quant à l'existence de «l'Etat d'Israël».
Et de souligner: «Israël a le droit de vivre en paix sur son territoire. Je pense que les Palestiniens et les Israéliens ont droit à leur propre terre. Mais nous devons obtenir un accord de paix pour garantir la stabilité de chacun et entretenir des relations normales».
Le jeune prince de 32 ans explique que «les seules inquiétudes religieuses des Saoudiens concernent le sort de l'esplanade des mosquées» au secteur est d’al-Qods occupée (Jérusalem-Est) annexée par «Israël», qui est le troisième lieu saint de l'islam, et «les droits des Palestiniens».
«Notre pays n'a pas de problèmes avec les Juifs. Nous n’avons d’objection contre quiconque», insiste-t-il.
Le royaume wahhabite semble se rapprocher de plus en plus d'«Israël», notamment face à leur «ennemi commun» dans la région, l'Iran.
«Israël est une grande économie en pleine croissance, et bien sûr il y a beaucoup d'intérêts que nous partageons avec Israël», martèle Mohammed ben Salmane.
«Le wahhabisme n’existe pas en Arabie Saoudite»
Sur sa lancée, le prince héritier saoudien va jusqu’à renier la doctrine religieuse de sa monarchie en déclarant que «le wahhabisme n’existe pas en Arabie Saoudite», un concept qu’il juge «indéfinissable».
Ainsi, à la question du journal de savoir s’il est vrai qu’après 1979, «les factions les plus conservatrices en Arabie Saoudite prenaient l’argent du pétrole et l’utilisaient pour exporter une version plus intolérante et extrémiste de l’islam, l’idéologie wahhabite», MBS a eu cette réponse sibylline: «Tout d’abord, ce wahhabisme, veuillez le définir pour nous. Nous ne le connaissons pas». Et d’insister: «Personne ne peut définir ce wahhabisme».
Selon lui, il n’y a pas de wahhabisme en Arabie Saoudite, mais «des sunnites et des chiites».
Source: agences et rédaction
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