Syrie: nouvel effort diplomatique pour sauver les pourparlers sur la paix

Les grandes puissances vont tenter de relancer mardi à Vienne les négociations sur la paix en Syrie qui se sont récemment heurtées, sur le terrain, à des violations de la trêve et au blocage de l'aide humanitaire.
Le Groupe internationale de soutien à la Syrie (GISS), piloté par les Etats-Unis et la Russie, est convoqué à partir de 09H00 (07h00 GMT) dans la capitale autrichienne.
Washington va remettre sur la table les trois objectifs fixés pour stopper cette guerre dévastatrice: «consolider la cessation des hostilités (...) garantir un accès humanitaire dans tout le pays et accélérer la transition politique», selon la diplomatie américaine.
Mais «nous sommes loin aujourd'hui de la ligne d'arrivée », a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, selon les agences de presse russes. «Mais si tout ce qui a été décidé sous les auspices du GISS et du Conseil de sécurité des Nations unies est mis en place honnêtement, il y a de fortes chances que la situation ne reste pas comme elle est», a-t-il ajouté.
La feuille de route des négociateurs prévoit la mise en place au 1er août d'un organe syrien de transition politique prévu par une résolution de l'ONU, mais cette échéance paraît de plus en plus illusoire à de nombreux observateurs.
«L'objectif pour août est d'avoir un cadre en place, un cadre convenu, pour une transition politique», a réaffirmé un haut responsable du département d'Etat aux journalistes à Vienne.
La coalition de la soi-disant «opposition syrienne» s'est montrée, selon lui, plus ouverte sur les modalités de négociation.
Tout en soutenant l'effort diplomatique du GISS, Moscou et Téhéran apportent un appui militaire déterminant au pouvoir syrien contre les groupes terroristes sur le terrain, leur défaite étant la solution réelle de la crise selon le président Bachar el-Assad.
Violents combats
Sur le terrain, une trêve instaurée depuis fin février sous l'impulsion des Russes et des Américains a été violée à plusieurs reprises dans de nombreuses régions.
Les violents combats depuis une vingtaine de jours entre des factions terroristes rivales pour le contrôle d'un fief terroriste près de Damas ont fait plus de 300 morts, a rapporté dimanche une ONG.
Des puissantes explosions ont secoué lundi un champ gazier dans le centre de la Syrie, une ONG affirmant qu'elles avaient été provoquées par le groupe terroriste qui contrôle ce site.
Trois sessions de pourparlers intersyriens indirects ont eu lieu depuis le début de l'année à Genève, sans progrès. Le dernier round en avril a été suspendu avec la reprise des hostilités à Alep (nord).
Source: agences et rédaction
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