Allemagne : les gangs criminels recrutent leurs nouveaux éléments parmi les réfugiés

Les gangs criminels en Allemagne profitent de l’afflux de réfugiés dans le pays en recrutant parmi eux les «hommes les plus jeunes et les plus forts», rapporte le journal allemand Die Welt.
Afin d'étoffer leurs rangs, les gangs criminels de Berlin recrutent parmi les réfugiés des hommes «jeunes et forts» qui peuvent prendre part à de «sales boulots», tels que des cambriolages, le trafic de drogue et des agressions, rapporte le journal allemand Die Welt.
Les réfugiés sont des recrues faciles pour les recruteurs des gangs, qui arrivent dans les centres d'accueil au volant de voitures de luxe, séduisant ainsi les demandeurs d’asile qui ont fui leur pays dévasté par la guerre.
Les réfugiés sont par ailleurs fortement convoités par les gangs dans la mesure où leur identité est encore inconnue des autorités locales.
Les gangs criminels, dirigés principalement par la communauté arabe dans la capitale allemande, selon le journal Die Welt, contrôlerait la quasi-totalité du crime organisé de Berlin.
La nouvelle survient trois mois après qu'Europol a alerté que les trafiquants d'êtres humains utilisaient la crise des réfugiés pour recruter des esclaves, y compris à des fins sexuels.
5 835 réfugiés mineurs avaient disparu des fichiers du pays
Dans le même contexte, plus de 5 800 enfants auraient disparu, n’ayant pas renouvelé leur enregistrement auprès de l’administration allemande. Mais selon le ministère de l’Intérieur, il n'y aurait pas de preuve concrète qu'ils soient tombés entre des mains criminelles.
Près de 6 000 mineurs ont disparu dans la nature. Quelques jours après l’annonce d’une baisse de deux tiers des arrivées de nouveaux demandeurs d'asile, le ministère allemand de l’Intérieur a annoncé que 5 835 réfugiés mineurs avaient disparu des fichiers du pays en 2015, dont 555 mineurs de moins de 14 ans. La majorité de ces disparus vient de Syrie, d’Afghanistan, d’Erythrée, du Maroc et d’Algérie. Selon ITélé, quelques 15 000 réfugiés mineurs non accompagnés avaient formulé une demande d’asile en Allemagne en 2015.
Si, certaines ONG s’inquiètent du fait que ces jeunes ont pu être récupérés par des réseaux criminels pour servir de main d’œuvre, effectuer de petits larcins, ou pire, pour être utilisés dans des filières de trafic d’organes, le ministère de l’Intérieur allemand se veut rassurant. Selon ce dernier, il n’y aurait en effet pas, à ce stade, «de preuve concrète que ces mineurs soient tombés entre des mains criminelles. Certains mineurs traversent l'Allemagne pour se rendre vers un objectif qui se trouve ailleurs en Europe».
Pour Luise Amtsberg, responsable des questions d’immigration au sein du parti allemand des Verts, ces réponses ne suffisent pas. «Il est triste que la disparition de ces enfants n'ait pas mis le gouvernement fédéral en alerte» s'indigne-t-elle.
Konstantin von Notlz, un autre élu des Verts juge lui aussi ce constat «très inquiétant». Il redoute notamment que ces mineurs ne finissent dans la prostitution forcée ou des pratiques d'exploitations similaires et juge la gestion de cette question par le gouvernement extrêmement négligente.
En janvier dernier, Europol annonçait qu’au moins 10 000 réfugiés mineurs non accompagnés étaient portés disparus après être arrivés en Europe, dont 5 000 en Italie.
Source : sites web
Comments
