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Les frères El Bakraoui fichés dans plusieurs pays mais jamais arrêtés

Les frères El Bakraoui fichés dans plusieurs pays mais jamais arrêtés
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Les frères El Bakraoui, qui se sont fait sauter dans le métro et à l’aéroport de Bruxelles, étaient bien connus des services de police. Ils étaient même fichés dans plusieurs pays, mais n’ont jamais été arrêtés.

 

Les frères El Bakraoui fichés dans plusieurs pays mais jamais arrêtés

Les noms des deux frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui figuraient notamment dans les fichiers anti-terroristes américains, selon la chaîne de télévision américaine NBC. La chaîne cite deux responsables anonymes, qui «n’ont pas précisé dans laquelle des nombreuses» bases de données ou listes américaines figuraient les deux frères, a précisé NBC.

Ibrahim El Bakraoui expulsé de Turquie en juillet 2015

Ibrahim El Bakraoui était également fiché en Turquie et aux Pays-Bas. Il avait en effet été expulsé vers les Pays-Bas par la Turquie en juillet dernier, a confirmé ce jeudi le ministère néerlandais de la Justice.

«Les autorités turques ont exigé qu’Ibrahim El Bakraoui quitte le territoire et ont donc organisé un vol depuis Istanbul vers Amsterdam le 14 juillet 2015 », a indiqué le ministre Ard van der Steur dans une lettre envoyée au parlement.

Les autorités turques ont prévenu La Haye, par note déposée dans un portail électronique, mais cette note «ne présentait absolument aucune information ou clarification» sur les personnes expulsées, a ajouté le ministre.

Khalid El Bakraoui avait violé son contrôle judiciaire

Son frère Khalid était aussi bien connu par la police. Il avait même violé son contrôle judiciaire sans être inquiété, révèle Le Parisien qui cite le journal DeMorgen. Le kamikaze qui a fait plusieurs morts à la station de métro Maelbeek à Bruxelles ce mardi 22 mars, avait en effet violé les conditions de sa liberté conditionnelle le 13 mai 2015.

La révocation de sa liberté conditionnelle avait été réclamée mais le tribunal avait laissé Khalid El Bakraoui libre, jugeant qu’il avait respecté toutes les autres exigences de sa liberté conditionnelle.

 Démissions refusées

Les autorités belges ont été accusées de laxisme dans la lutte antiterroriste après les attentats de mardi, qui ont fait 31 morts et 300 blessés, suivant un bilan provisoire. Les ministres belges de l'Intérieur et de la Justice ont d'ailleurs présenté leur démission, jeudi, mais le premier ministre Charles Michel a refusé de les laisser partir.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a déclaré, au terme d'une rencontre gouvernementale jeudi, que si «l'on aligne tous les faits, on peut se poser de grandes questions» sur la réponse du gouvernement à la menace extrémiste.

Le premier ministre Charles Michel a demandé au ministre Jambon et à son collègue de la Justice, Koen Geens, de demeurer en poste, compte tenu des défis auxquels le gouvernement est actuellement confronté.

Les attentats ont exposé au grand jour les failles de sécurité européennes et les appels se multiplient maintenant pour une meilleure coopération des agences du renseignement et pour le renforcement de la lutte contre les extrémistes.

Les ministres européens de la Justice et de l'Intérieur appellent le Parlement européen à adopter «de toute urgence» un accord qui permettrait aux autorités de partager des données sur les voyageurs dans les aéroports.

La question des informations sur les voyageurs dérange depuis longtemps les militants de la protection de la vie privée, et représente un élément important dans le débat sur l'équilibre entre la sécurité et la liberté. Les États-Unis appellent depuis longtemps à un meilleur partage des informations sur les voyageurs, mais les Européens hésitent pour des motifs de protection de la vie privée.

Source : agences et rédaction

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