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Des soldats britanniques ayant combattu en Irak soupçonnés de crimes de guerre

Des soldats britanniques ayant combattu en Irak soupçonnés de crimes de guerre
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Près de 300 soldats britanniques ayant combattu lors de la guerre en Irak ont été contactés par les enquêteurs de l'Iraq Historic Allegations Team (IHAT), pour des présomptions de crimes de guerre.

280 soldats ont reçu un courrier officiel de cet organe chargé d'enquêter sur les accusations de crimes de guerre, indiquant qu'ils étaient soupçonnés d'être impliqués dans des incidents, tombant sous le coup de la loi.

Certains d'entre eux ont même dû répondre à un interrogatoire sur le pas de leur porte, «lorsque cela a été possible», ont Des soldats britanniques ayant combattu en Irak soupçonnés de crimes de guerre

rapporté des responsables.

La semaine dernière, Mark Warwick, le patron de l'organe chargé d'enquêter sur les allégations de crimes de guerre, l'Iraq Historic Allegations Team (IHAT), avait indiqué que certains soldats étaient susceptibles d'être poursuivis pour homicide.

«Nous enquêtons sur des allégations graves dans le cadre de l'IHAT, dont des allégations d'homicide, pour lesquelles je pense qu'il y a des preuves significatives à soumettre à l'autorité en charge de poursuivre et d'inculper» des militaires (SPA), avait indiqué Warwick dans une interview au quotidien The Independent.

«Nous devrons discuter avec la SPA pour voir si (ces cas) peuvent être qualifiés de crimes de guerre», a ajouté cet ancien inspecteur de police.

Le ministère de la Défense a déclaré que «la grande majorité des forces britanniques déployées dans des opérations militaires se sont conduits de façon professionnelle et en conformité avec la loi».

«Nous prenons très au sérieux toutes les allégations de mauvais traitements ou d'homicide illégal. C'est pourquoi nous nous assurons qu'elles soient étudiées pour que les faits soient établis», a-t-il fait savoir.

Selon le dernier rapport trimestriel de l'IHAT publié en novembre, cet organe gère des affaires concernant 1.514 victimes (dont 280 victimes d'homicide illégal), soit dix fois plus que lorsqu'il a été lancé en 2010.

L'un des cas les plus emblématiques est celui de Baha Moussa, réceptionniste d'hôtel décédé en 2003 à Bassorah (sud de l'Irak) après avoir subi «une série épouvantable de violences gratuites sérieuses» par des membres du Premier Bataillon du Queen's Lancashire Regiment (1QLR), selon une enquête publique britannique publiée en 2011.

Les travaux de l'IHAT auraient dû terminer en 2016 mais le nombre de cas fait que cela pourrait prendre jusqu'en 2019, année où les financements accordés à cet organe expirent. «Au cours des 12 à 18 prochains mois, nous allons passer en revue toute la charge de travail (...) afin de voir si 2019 est réaliste», a indiqué Warwick.

Environ 120.000 soldats britanniques ont servi en Irak pendant le conflit. Les troupes de combat se sont retirées en juillet 2009, et l'armée britannique en mai 2011, après huit ans de présence dans le pays.

Source : agences

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