
15.000 policiers, gendarmes et militaires mobilisés sur le territoire français
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est défendu mardi de toute faille dans le renseignement, affirmant que le «risque zéro (...) n'existe pas» face aux attentats, et précisé qu'un total de 115.000 policiers, gendarmes et militaires étaient mobilisés sur le territoire.
«Nous avons mobilisé 115.000 policiers, gendarmes, militaires sur l'ensemble du territoire national pour assurer la protection des Français», a fait valoir le ministre.
«Depuis maintenant des mois, nous procédons à des investigations, nous arrêtons ceux qui reviennent de Syrie, nous procédons à la neutralisation de ceux qui veulent commettre des attentats», a détaillé le
ministre de l'Intérieur, rappelant que «pendant l'été, ce sont six attentats que nous avons déjoués».
En outre, la traque d'un suspect-clé, possible huitième auteur des attentats de Paris et l'identification des deux derniers kamikazes se poursuit mardi, quatre jours après les pires attentats jamais commis en France.
Le président François Hollande a promis de «détruire» l'organisation extrémiste «Daech» qui a revendiqué les attentats, qu'il a qualifié de «terrorisme de guerre».
L'exécutif veut également que les Français revenant de Syrie ou d'Irak puissent se voir imposer «des conditions de surveillance draconiennes à leur retour», comme une «assignation à résidence», a indiqué lundi soir une source gouvernementale.
Le gouvernement veut que ces Français, potentiellement impliqués dans «des filières djihadistes» en Syrie et en Irak, soient de toute façon soumis au préalable à un «visa de retour» pour revenir sur le sol national, a-t-on précisé, en soulignant que «créer ce dispositif et ces obligations suppose en partie une révision de la Constitution».
Le président François Hollande a annoncé cette révision de la Constitution - qui nécessite un vote définitif à la majorité des 3/5e du Parlement réuni en Congrès (ou une approbation par référendum) - en s'adressant lundi après-midi devant le Congrès à Versailles dans le cadre de la riposte aux attentats les plus meurtriers jamais commis en France, vendredi (au moins 129 morts).
L'un des objectifs du chef de l'Etat à travers cette révision constitutionnelle est, selon cette source gouvernementale, de «créer une obligation de disposer d'un +visa de retour+ pour les Français impliqués dans des activités terroristes à l'étranger».
Si le droit d'un ressortissant français à revenir dans notre pays est «inaliénable», explique-t-on, certains Français «impliqués dans les filières djihadistes syro-irakiennes» font «régulièrement le trajet aller-et-retour» entre la France et la Syrie et «ce droit inaliénable au retour de gens dangereux fait donc peser un risque de sécurité important». Parmi eux, il y a «des +repentis+ du djihad dont il est difficile de mesurer la sincérité».
Le porte-avions français sera déployé en Méditerranée orientale
Le porte-avion français va être déployé en Méditerranée orientale plutôt que dans le Golfe afin d'être plus rapidement sur zone, a-t-on indiqué lundi de source militaire, après l'annonce par le président François Hollande du départ du navire pour des opérations en Syrie.
Le Charles-de-Gaulle ne prendra que quelques jours pour arriver en Méditerranée orientale, au large de la Syrie ou du Liban, là où il a mis environ un mois cet hiver pour rejoindre le Golfe.
Avec 26 chasseurs à bord - 18 Rafale et huit Super-Etendard - il va considérablement augmenter la capacité de frappe française dans la région tout en réduisant le temps de vol par rapport aux missions réalisées aujourd'hui depuis le Golfe.
La France dispose actuellement de six Rafale aux Emirats arabes unis et six Mirage 2000 en Jordanie, qui assurent le quotidien des missions de frappes et de reconnaissance en Irak et Syrie.
Avec 38 chasseurs au total, la France va pouvoir «intensifier ses opérations en Syrie», comme l'a annoncé François Hollande après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris.
Deux jours après les attaques, l'aviation française a massivement bombardé dimanche soir Raqa, capitale de facto du «Daech» dans le nord de la Syrie.
Source : AFP
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