
Nuit d’horreur à Paris: au moins 120 morts et 200 blessés dans 7 attaques simultannées
Des tireurs ont ouvert le feu dans plusieurs lieux de la capitale et aux alentours. Il y a eu sept attaques au total. 120 personnes au moins seraient mortes, 200 autres ont été blessées, dont 80 gravement. Huit assaillants ont été tués, dont sept en se faisant exploser
Des attaques, sept au total, ont éclaté vendredi soir après 21 heures dans les Xe et XIe arrondissement de Paris, notamment près de la rue Bichat, au Bataclan et dans ses alentours, ainsi qu'aux abords du Stade de France, faisant au moins 120 morts, selon une source proche de l'enquête, ainsi qu'au moins 200 blessés, dont 80 graves. Huit terroristes ont été tués.
Au bar «Le Carillon», un journaliste de Libération sur place a évoqué un «cauchemar». Il s’agissait de la première attaque. Boulevard Voltaire, au Bataclan, plusieurs coups de feu ont également été entendus. Des témoins ont évoqué cinq à six tireurs, non cagoulés.

Au sujet de la première attaque, au moins deux tireurs auraient été vus. Ils auraient tiré dans le bar avant de prendre la fuite. Celle-ci aurait eu lieu vers 21 h 20, les hommes ont tiré à l’arme automatique deux salves, l’autre visant le restaurant «Petit Cambodge», en face. «Ça a duré terriblement longtemps», a dit un témoin.
Au Bataclan, la salle de concert, où jouaient les Eagles of Death Metal, une «grosse détonation», ainsi qu’une vingtaine de coups de feu ont été entendus par des témoins sur place. Un assaut a été déclenché par les forces de l’ordre après trois heures de prise d'otages. Une centaine de personnes sont mortes sur place, dont quatre assaillants.
Des hommes ont également ouvert le feu rue de Charonne sur une terrasse de café. Des témoins ont raconté : «On a entendu plus de 100 balles.» L’attaque visait le coin de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe. Plus tard, rue de la Fontaine au roi (XIe arrondissement), à proximité de la place de la République, cinq personnes ont été abattues à la terrasse d’une pizzeria, «La Casa Nostra».
Par ailleurs, trois kamikazes ont fait sauter leur ceinture d'explosifs presque au même instant près du Stade de France, où se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assistait François Hollande. Le stade, où étaient réunies près de 80 000 personnes, a été évacué.

Selon des sources proches de l’enquête, huit assaillants seraient morts en tout ce soir, dont sept en se faisant exploser. Quatre à l'intérieur du Bataclan, trois ayant actionné leur ceinture d'explosifs. Un kamikaze est mort boulevard Voltaire, près de la salle de spectacle. Trois autres sont morts à proximité du Stade de France. Des complices pourraient être en fuite.
Auparavant, dans une allocution télévisée, le chef de l'Etat avait déclaré l'état d'urgence, demandé des renforts militaires et annoncé la fermeture des frontières. «C'est une horreur, des attaques terroristes sans précédent», a-t-il déclaré.
Devant l'ampleur des évènements, la préfecture de police recommande d'éviter de sortir sauf nécessité absolue et les hôpitaux de paris ont déclenché leur plan d'urgence.
Une cellule de crise a été mise en place au ministère de l'Intérieur. Un conseil des ministres exceptionnel se tenait à l'Elysée et le président de la République réunira un conseil de Défense samedi matin. Le parquet antiterroriste a été saisi. Les établissements scolaires et universitaires d'Ile-de-France seront fermés samedi et tous les voyages scolaires ont été annulés pour ce week-end en France. Sur Twitter, les internautes se sont mobilisés via le hashtag #porteouverte pour accueillir ceux qui étaient encore à l'extérieur et potentiellement en danger. Dans les Xe, XIe arrondissements où ont eu lieu trois fusillades, des habitants tweetent leur adresse en disant que les gens sont les bienvenus. La ville de Paris et la police conseillent de rester chez soi.

Condamnations
Les réactions ont commencé à arriver du monde entier. Le président Barack Obama a promis que les Etats-Unis allaient aider la France à «traduire les terroristes en justice», le Kremlin a dénoncé des attaques «inhumaines», la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite «profondément choquée» par ces attaques «à l'évidence terroristes».
Source : agences et rédaction
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