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L’enfant bourreau de «Daech» reconnu par ses anciens camarades à Toulouse

L’enfant bourreau de «Daech» reconnu par ses anciens camarades à Toulouse
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L’enfant qui exécute un otage dans une vidéo mise en ligne mardi dernier par le groupe terroriste «Daech» a été reconnu par ses anciens camarades de classe de CM2 de l'école élémentaire Les Vergers à Toulouse, aujourd'hui élèves en 6e au collège Vauquelin à Toulouse.

Dans cette vidéo de plus de dix minutes, un jeune garçon d'une douzaine d'années, vêtu d’une longue tunique et d’un treillis, abat d’une balle dans le front, un homme arabe, Palestinien vivant dans les territoires occupées en 1948, avant de tirer plusieurs balles sur son cadavre. L’homme qui se tient à ses côtés et qui parle en français avec l'accentL’enfant bourreau de «Daech» reconnu par ses anciens camarades à Toulouse
toulousain serait Sabri Essid, le «demi-frère» de Mohamed Merah, parti en Syrie au printemps 2014.

«Il n'y a pas d'identification formelle, l'enfant a été reconnu par des élèves qui ont visionné la vidéo ce mercredi en fin de journée», précise l’inspecteur de l’Académie de Toulouse, Jacques Caillaut.

L'enfant reconnu par les élèves s'appelle Ryan. Il était élève en CM2 à l’école élémentaire des Vergers à Toulouse mais n'avait pas terminé sa scolarité: il avait été signalé comme absentéiste dès le 11 mars 2014.

Selon Jacques Caillaut, «toutes les procédures sur l'absentéisme avaient été effectuées: du contact avec la famille à la saisine du procureur de la République».

Enseignants et parents d'élèves décrivent un «enfant comme tous les autres qui était intégré, jouait dans le club de foot du coin, allait aux anniversaires... Il n'avait pas de discours sur Daech. Il n'avait que 11 ans!»

Selon l’inspecteur d’Académie, «L'émoi est très fort dans l'école élémentaire et au collège mais aussi dans le quartier». Une cellule d'écoute et d'aide psychologique a donc été mise en place.

«L'émoi est très fort. Certains enseignants n'ont pas pu regarder la vidéo. Les élèves posent des questions aux parents comme "Mais pourquoi il n'a pas retourné l'arme contre les autres? Il aurait pu s'enfuir après?"», a-t-il indiqué.

Source: liberation et rédaction

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