noscript

Please Wait...

Lutte contre le terrorisme: les mesures de Manuel Valls

Lutte contre le terrorisme: les mesures de Manuel Valls
folder_openFrance access_time depuis 10 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Deux semaines après les attentats qui ont causé la mort de 17 personnes à Paris, le Premier ministre Manuel Valls a dévoilé mercredi 21 janvier une série de mesures prises pour lutter contre le terrorisme, à l'issue du conseil des ministres. 425 millions d'euros supplémentaires sur 3 ans, 60 aumôniers musulmans supplémentaires dans les prisons, surveillance de 3 000 personnes, création d'un site Internet, 60 millions d'euros pour la prévention de la radicalisation, etc.

Renforcement des moyens humains et matériels

2 680 emplois supplémentaires «consacrés à la lutte contre le terrorisme» vont être créés auLutte contre le terrorisme: les mesures de Manuel Valls cours des trois prochaines années. Et 1 100 d'entre eux seront alloués aux services de renseignements intérieur chargés de lutter contre le terrorisme (500 à la direction générale de la sécurité intérieure, 500 au service central du renseignement territorial et 100 à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris).

425 millions d'euros de crédits d'investissement, d'équipement et de fonctionnement seront consacrés à ce plan de renforcement, au cours des trois prochaines années. Ils «seront compensés par des économies [...] sur l'ensemble du champ de la dépense publique, année après année». Matignon a par ailleurs précisé à l'AFP qu'en incluant les frais de personnels, l'enveloppe atteindrait quelque 735 millions d'euros sur trois ans.
Une partie de ces moyens sera consacrée au «renforcement de la protection des policiers [nationaux et municipaux] et des gendarmes : gilets pare-balles et armements plus performants».
Un dispositif PNR «sera opérationnel en France en septembre 2015». Ce fichier commun des données personnelles des passagers aériens est en discussion au Parlement européen.

Un cadre juridique pour l'action des services de renseignements

Un projet de loi sur le renseignement sera présenté «le plus vite possible» en conseil des ministres et transmis au Parlement «début mars». D'après M. Valls, les services antiterroristes français doivent surveiller actuellement quelque 3 000 personnes.

Une détection renforcée du phénomène de radicalisation par le ministère de la Justice

Renfort de la juridiction antiterroriste parisienne (27 personnes) et de magistrats référents «antiterrorisme» dans les parquets (16 personnes), renforcement des parquets et des juridictions interrégionales spécialisées, renforcement du renseignement pénitentiaire (66 personnes) pour «mieux appréhender les phénomènes de radicalisation en milieu carcéral».
Création d'une unité de veille et d'information au sein de la protection judiciaire de la jeunesse.
Création d'un fichier pour recenser «les personnes prévenues ou condamnées pour des faits de terrorisme, avec obligation pour ces personnes de déclarer à intervalles réguliers leur adresse et leurs déplacements à l'étranger.

Une prise en charge et un suivi accrus des individus radicalisés

«Sur la base de l'expérimentation menée à Fresnes», création de cinq quartiers au sein d'établissements pénitentiaires, dédiés aux personnes détenues radicalisées. Soixante aumôniers musulmans supplémentaires dans les prisons, s'ajoutant aux 182 existants.

Une action renforcée en matière de prévention de la radicalisation

Soixante millions d'euros supplémentaires consacrés à «la prévention de la radicalisation dans les trois prochaines années, au travers du fonds interministériel de prévention de la délinquance».
Création d'un site internet visant à informer le grand public sur les moyens de lutter "contre l'embrigadement djihadiste".

Un renforcement de la surveillance des communications et de l'Internet des extrémistes

«Renforcement des moyens dédiés à la surveillance du cyber-djihadisme et aux enquêtes relatives aux délits commis sur Internet.»
«Intensification» du travail avec les opérateurs internet, «y compris dans le cadre européen». Valls souhaite une «réflexion transpartisane» menée par le Parlement sur la réactivation d'une peine d'indignité nationale et des propositions présentées d'ici six semaines.

Source : AFP

Comments

//