La presse française constate de «premières fissures» dans l’unité nationale
La presse française de lundi constate amèrement que l’esprit d’union nationale né des attentats de Paris commence à se fissurer et laisse les querelles partisanes reprendre leurs droits.
«De premières fissures sont apparues dans le bloc de granit de l’union politique», note Nicolas Beytout dans L’Opinion. «Une partie de la population française a osé avouer qu’elle n’était pas Charlie ; le climat social se tend à nouveau avec une grève des routiers et l’échec des négociations patronat-syndicats sur la réforme du droit du
travail», explique-t-il.
Pour Patrick Apel-Muller de L’Humanité, «choisir la guerre sans fin, ronger les libertés individuelles dans une course à l’échalote sécuritaire, montrer du doigt une catégorie de la population - +l’immigration+, pour Nicolas Sarkozy -, c’est à l’opposé de ce qu’a signifié le pays».
«On est déjà loin du +Je suis Charlie+ scandé par quasiment 66 millions de voix», commente Christophe Bonnefoy du Journal de la Haute-Marne.
Le Midi libre, sous la plume de Jean-Michel Servant, estime un brin fataliste que «cela devait bien arriver tôt ou tard. Douze jours après l’attentat contre Charlie Hebdo et l’appel à l’union sacrée, la vie politique reprend ses droits».
«Déjà les routiers tempêtent et protestent, ce matin, bloquant nos points d’approvisionnement. La vie d’après les événements a repris le goût un peu fade d’avant», estime Denis Daumin dans la Nouvelle République du Centre Ouest.
A partir de dimanche 22 heures, des centaines de camions devaient bloquer l’accès aux centres logistiques et ralentir le trafic sur les axes routiers des grandes métropoles, Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes ou Lille. Opérations escargots, blocus de sites comme le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ou les environs de l’aéroport de Roissy…
L’intersyndicale des chauffeurs routiers (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) a appelé ses encartés et sympathisants à tirer le frein à main de leurs poids lourds pour protester «contre la smicardisation et la paupérisation» de leur métier et demander «une augmentation de pouvoir d’achat de 100 euros».
Lundi matin, la circulation s’annonce difficile aux environs de la capitale et des autres grandes métropoles.
Source: agences et rédaction
«De premières fissures sont apparues dans le bloc de granit de l’union politique», note Nicolas Beytout dans L’Opinion. «Une partie de la population française a osé avouer qu’elle n’était pas Charlie ; le climat social se tend à nouveau avec une grève des routiers et l’échec des négociations patronat-syndicats sur la réforme du droit du
travail», explique-t-il.Pour Patrick Apel-Muller de L’Humanité, «choisir la guerre sans fin, ronger les libertés individuelles dans une course à l’échalote sécuritaire, montrer du doigt une catégorie de la population - +l’immigration+, pour Nicolas Sarkozy -, c’est à l’opposé de ce qu’a signifié le pays».
«On est déjà loin du +Je suis Charlie+ scandé par quasiment 66 millions de voix», commente Christophe Bonnefoy du Journal de la Haute-Marne.
Le Midi libre, sous la plume de Jean-Michel Servant, estime un brin fataliste que «cela devait bien arriver tôt ou tard. Douze jours après l’attentat contre Charlie Hebdo et l’appel à l’union sacrée, la vie politique reprend ses droits».
«Déjà les routiers tempêtent et protestent, ce matin, bloquant nos points d’approvisionnement. La vie d’après les événements a repris le goût un peu fade d’avant», estime Denis Daumin dans la Nouvelle République du Centre Ouest.
A partir de dimanche 22 heures, des centaines de camions devaient bloquer l’accès aux centres logistiques et ralentir le trafic sur les axes routiers des grandes métropoles, Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes ou Lille. Opérations escargots, blocus de sites comme le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ou les environs de l’aéroport de Roissy…
L’intersyndicale des chauffeurs routiers (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) a appelé ses encartés et sympathisants à tirer le frein à main de leurs poids lourds pour protester «contre la smicardisation et la paupérisation» de leur métier et demander «une augmentation de pouvoir d’achat de 100 euros».
Lundi matin, la circulation s’annonce difficile aux environs de la capitale et des autres grandes métropoles.
Source: agences et rédaction
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