France: Une filière d’acheminement d’extrémistes vers la Syrie démantelée
Une filière d'acheminement vers la Syrie d'extrémistes présumés a été démantelée lundi matin 15 décembre principalement dans la région de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, a-t-on appris de source policière.
Des interpellations ont également eu lieu dans la région de Paris et en Normandie, dans l'ouest,
a-t-on ajouté de même source.
Une «dizaine d'objectifs» étaient visés par la police antiterroriste et par les hommes du Raid, une unité d'élite de la police. Le nombre exact et le profil des personnes interpellées n'étaient pas encore connus en tout début de matinée.
Selon les premières informations disponibles, cette filière présumée aurait déjà acheminé en Syrie des candidats au soi-disant «jihad».
La France a été en 2014 confrontée à une explosion du nombre d'apprentis-extrémistes partant pour la Syrie et l'Irak, avec en corollaire la question de leur retour et d'une éventuelle action terroriste sur son sol.
Le nombre de candidats au «jihad» syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier, selon de récentes déclarations du ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place, plus de 200 ont manifesté des velléités de départ et environ 120 sont déjà revenus, avec près de 200 en transit et une cinquantaine de morts.
«L'appel du jihad»
Le procureur de Paris indiquait en novembre que plus de 1.100 Français étaient impliqués à des degrés divers dans les filières extrémistes.
Parmi eux, un visage a marqué le pays: celui de Maxime Hauchard, 22 ans, décrit par ses voisins du petit village normand de Basc-Roger-en-Roumois comme «un gentil garçon», «sans problème», qui est apparu, en novembre, dans les rangs des égorgeurs de soldats syriens fidèles au régime de Damas dans une sanglante vidéo.
Comme lui, ils sont des dizaines de convertis (20% du total) à avoir répondu à «l'appel du jihad», qui touche des jeunes gens mais aussi des adolescentes, des ruraux, des urbains, parfois des familles entières.
Malgré l'une des législations les plus répressives du monde, encore durcie en novembre avec la possibilité de confisquer son passeport à un suspect, la vague de départs continue.
Fin avril dernier, dans le cadre d'un plan antijihad, un numéro vert (08.00.00.56.96) a été mis à la disposition des familles et des proches de jeunes radicalisés afin qu'ils puissent prévenir les services de police de leurs doutes, d'un départ ou d'un départ imminent.
Selon un bilan établi début novembre, 625 signalements «pertinents et avérés» avaient été recensés, ayant permis d'éviter, selon le ministre de l'Intérieur, 70 ou 80 départs pour la Syrie.
En tout, environ 3.000 personnes sont parties d'Europe pour mener le jihad en Syrie et en Irak, un chiffre également en forte hausse ces derniers mois, indiquait fin septembre le coordinateur européen pour la lutte antiterroriste.
Source : AFP
Des interpellations ont également eu lieu dans la région de Paris et en Normandie, dans l'ouest,
a-t-on ajouté de même source.Une «dizaine d'objectifs» étaient visés par la police antiterroriste et par les hommes du Raid, une unité d'élite de la police. Le nombre exact et le profil des personnes interpellées n'étaient pas encore connus en tout début de matinée.
Selon les premières informations disponibles, cette filière présumée aurait déjà acheminé en Syrie des candidats au soi-disant «jihad».
La France a été en 2014 confrontée à une explosion du nombre d'apprentis-extrémistes partant pour la Syrie et l'Irak, avec en corollaire la question de leur retour et d'une éventuelle action terroriste sur son sol.
Le nombre de candidats au «jihad» syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier, selon de récentes déclarations du ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place, plus de 200 ont manifesté des velléités de départ et environ 120 sont déjà revenus, avec près de 200 en transit et une cinquantaine de morts.
«L'appel du jihad»
Le procureur de Paris indiquait en novembre que plus de 1.100 Français étaient impliqués à des degrés divers dans les filières extrémistes.
Parmi eux, un visage a marqué le pays: celui de Maxime Hauchard, 22 ans, décrit par ses voisins du petit village normand de Basc-Roger-en-Roumois comme «un gentil garçon», «sans problème», qui est apparu, en novembre, dans les rangs des égorgeurs de soldats syriens fidèles au régime de Damas dans une sanglante vidéo.
Comme lui, ils sont des dizaines de convertis (20% du total) à avoir répondu à «l'appel du jihad», qui touche des jeunes gens mais aussi des adolescentes, des ruraux, des urbains, parfois des familles entières.
Malgré l'une des législations les plus répressives du monde, encore durcie en novembre avec la possibilité de confisquer son passeport à un suspect, la vague de départs continue.
Fin avril dernier, dans le cadre d'un plan antijihad, un numéro vert (08.00.00.56.96) a été mis à la disposition des familles et des proches de jeunes radicalisés afin qu'ils puissent prévenir les services de police de leurs doutes, d'un départ ou d'un départ imminent.
Selon un bilan établi début novembre, 625 signalements «pertinents et avérés» avaient été recensés, ayant permis d'éviter, selon le ministre de l'Intérieur, 70 ou 80 départs pour la Syrie.
En tout, environ 3.000 personnes sont parties d'Europe pour mener le jihad en Syrie et en Irak, un chiffre également en forte hausse ces derniers mois, indiquait fin septembre le coordinateur européen pour la lutte antiterroriste.
Source : AFP