Une famille strasbourgeoise partie faire le «djihad» en Syrie
Les Boudouaia sont partis à la fin de l'été à bord d'un camping-car, direction Raqqa. Il y a trois semaines, l'un des petits, âgé de 10 ans, a été vu dans une vidéo avec un fusil trop grand, se vantant de faire la guerre...
Une vidéo publiée sur Internet le 6 novembre met en scène deux enfants âgés d'une dizaine
d'années armés de fusils-mitrailleurs, dans une rue de Raqqa en Syrie, un territoire contrôlé par «Daech». Un homme qui tient la caméra interpelle les deux enfants et leur demande de se présenter. L'un des deux gosses d'à peine 10 ans affirme venir de Strasbourg.
Selon une enquête d'Europe 1, ce jeune garçon serait arrivé en Syrie avec ses parents et cinq de ses frères et sœurs (la famille Boudouaia) pour récupérer le corps d'un de ses frères et retrouver un autre parti quelques semaines plus tôt. La disparition du fils de 19 ans avait été signalée au commissariat par sa mère en mars. L'aîné, 26 ans, est parti ensuite, puis toute la famille, début septembre, à bord d'un camping-car, d'Annemasse à Raqqa, en Syrie
Un voyage funèbre dans lequel au moins deux fils ont trouvé la mort. Le sort de deux autres demeure inconnu. Mais dans leur quartier de Strasbourg, le voisinage, rencontré par Europe 1, semble persuadé que toute la fratrie est morte. Le profil d'un des fils a été fermé et le reste de la famille ne donne plus de signe de vie.
Dans un logement insalubre
Les parents et leurs huit enfants ont longtemps vécu à Strasbourg, ils n'étaient pas des radicaux. Après un séjour du père en prison, la famille a quitté Strasbourg pour Mulhouse en 2011, puis a déménagé en Haute-Savoie en 2012.
A Annemasse, c'est la pénurie de logements, d'autant plus que cette ville frontalière de la Suisse
doit faire face à un afflux de population poussée par la crise vers un Eldorado supposé. La famille Boudouaia a habité pendant deux ans 66 avenue de la Gare, dans un immeuble vétuste promis à la démolition. Le bâtiment appartient à un établissement public foncier qui fait les acquisitions pour la ville. «Il n'y avait plus de locataires, mais nous avons logé cette famille en urgence à la demande de la mairie d'Annemasse», se souvient le directeur d'EPF74. «Nous avons sécurisé les entrées car il y a eu une effraction dans leur appartement. Nous avons été au courant de la disparition de cette famille après les vacances, nous l'avons signalée». Les voisins, il y en a peu. Au pied de l'immeuble il reste un salon de coiffure. «Je voyais les enfants jouer sur le trottoir, j'entendais un peu de bruit au-dessus, mais je ne les connaissais pas» dit la coiffeuse. Dans l'agence immobilière mitoyenne, une des employées a eu la visite d'un journaliste qui lui a montré la vidéo. «Ma collègue a été bouleversée, elle habite à côté, elle a reconnu le petit garçon qui jouait au ballon dans la cour» témoigne l'autre employée.. Une radicalisation soudaine et incompréhensible.
Source : sites web et rédaction
Une vidéo publiée sur Internet le 6 novembre met en scène deux enfants âgés d'une dizaine
d'années armés de fusils-mitrailleurs, dans une rue de Raqqa en Syrie, un territoire contrôlé par «Daech». Un homme qui tient la caméra interpelle les deux enfants et leur demande de se présenter. L'un des deux gosses d'à peine 10 ans affirme venir de Strasbourg.Selon une enquête d'Europe 1, ce jeune garçon serait arrivé en Syrie avec ses parents et cinq de ses frères et sœurs (la famille Boudouaia) pour récupérer le corps d'un de ses frères et retrouver un autre parti quelques semaines plus tôt. La disparition du fils de 19 ans avait été signalée au commissariat par sa mère en mars. L'aîné, 26 ans, est parti ensuite, puis toute la famille, début septembre, à bord d'un camping-car, d'Annemasse à Raqqa, en Syrie
Un voyage funèbre dans lequel au moins deux fils ont trouvé la mort. Le sort de deux autres demeure inconnu. Mais dans leur quartier de Strasbourg, le voisinage, rencontré par Europe 1, semble persuadé que toute la fratrie est morte. Le profil d'un des fils a été fermé et le reste de la famille ne donne plus de signe de vie.
Dans un logement insalubre
Les parents et leurs huit enfants ont longtemps vécu à Strasbourg, ils n'étaient pas des radicaux. Après un séjour du père en prison, la famille a quitté Strasbourg pour Mulhouse en 2011, puis a déménagé en Haute-Savoie en 2012.
A Annemasse, c'est la pénurie de logements, d'autant plus que cette ville frontalière de la Suisse
doit faire face à un afflux de population poussée par la crise vers un Eldorado supposé. La famille Boudouaia a habité pendant deux ans 66 avenue de la Gare, dans un immeuble vétuste promis à la démolition. Le bâtiment appartient à un établissement public foncier qui fait les acquisitions pour la ville. «Il n'y avait plus de locataires, mais nous avons logé cette famille en urgence à la demande de la mairie d'Annemasse», se souvient le directeur d'EPF74. «Nous avons sécurisé les entrées car il y a eu une effraction dans leur appartement. Nous avons été au courant de la disparition de cette famille après les vacances, nous l'avons signalée». Les voisins, il y en a peu. Au pied de l'immeuble il reste un salon de coiffure. «Je voyais les enfants jouer sur le trottoir, j'entendais un peu de bruit au-dessus, mais je ne les connaissais pas» dit la coiffeuse. Dans l'agence immobilière mitoyenne, une des employées a eu la visite d'un journaliste qui lui a montré la vidéo. «Ma collègue a été bouleversée, elle habite à côté, elle a reconnu le petit garçon qui jouait au ballon dans la cour» témoigne l'autre employée.. Une radicalisation soudaine et incompréhensible.Source : sites web et rédaction
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