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Mistral/non-livraison: des coûts supplémentaires pour le constructeur

Mistral/non-livraison: des coûts supplémentaires pour le constructeur
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Le report sine die de la livraison des porte-hélicoptères de classe Mistral à la Russie entraîne des coûts de logistique et de structure additionnels pour le constructeur, qui n'étaient pas prévus dans le budget, annoncent les médias français se référant aux représentants des chantiers navals STX Europe à Saint-Nazaire.

Selon une source syndicale, la location par STX de la forme-écluse Joubert, où est stocké depuisMistral/non-livraison: des coûts supplémentaires pour le constructeur le 21 novembre le Vladivostok en attente de sa livraison, a «un coût important pour l'entreprise».

Si le premier Mistral avait été livré dans les temps, autour de la mi-novembre, la location aurait été «intégrée dans le coût du bateau, mais là, il y a un surcoût qui n'était pas du tout prévu», a expliqué la source.

Mardi, le président français François Hollande a annoncé qu'en raison de la situation en Ukraine, «il convenait de surseoir, jusqu'à nouvel ordre, à l'examen de la demande d'autorisation nécessaire à l'exportation du premier BPC (le Vladivostok, ndlr) à la Fédération de Russie». La Russie a de son côté affirmé qu'elle n'allait pas «pour l'instant» poursuivre en justice la France pour réclamer d'éventuelles pénalités de retard, a réagi un vice-ministre russe de la Défense, Iouri Borissov.

«Vrai problème de crédibilité» pour la France

Un expert français en matière de commerce et de soutien aux exportations a souligné que la non-livraison des BPC Mistral commandés par la Russie serait susceptible de saper la confiance accordée à la France en tant que partenaire d'affaires.

«Le préjudice financier que nous connaîtrions si nous ne livrons pas les bateaux serait bien inférieur au préjudice pour nos exportations et pour notre industrie de défense. Vous savez que la France est en situation financière et budgétaire difficile, et donc elle doit exporter (...). En France, tous les grands industriels de l'armement ont conscience que la non-livraison nous poserait un vrai problème de crédibilité», a déclaré Gilles Rémy au cours d'une visioconférence Moscou-Paris organisée vendredi par RIA Novosti.

Dans ce contexte, compte tenu des risques liés à l'éventuelle non-livraison de porte-hélicoptères, il y a lieu d'espérer que Paris finira par remettre les bateaux à la Fédération de Russie, prétend M. Rémy.

«Il est évident que, quel que soit le pays, on ne peut pas conditionner la vente d'un armement à son utilisation future ou à une appréciation qu'on aurait de sa politique internationale. Le préjudice pour nous serait très important, et c'est pourquoi je ne peux pas croire que nous n'allons pas livrer les bateaux, je reste optimiste», conclut l'expert français.

Source : Ria Novosti

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