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France: traiter les conversions au «jihadisme» comme des «dérives sectaires», préconise une ex-ministre

France: traiter les conversions au «jihadisme» comme des «dérives sectaires», préconise une ex-ministre
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L'ex-ministre Valérie Pécresse (UMP) a jugé mardi qu'il fallait traiter les conversions au soi-disant «jihadisme» comme des «dérives sectaires» avec des centres dédiés «de désendoctrinement», au lieu de prisons de droit commun.

Sur France Info, la députée, qui s'est rendue en Irak il y a quelques semaines, a commenté laFrance: traiter les conversions au «jihadisme» comme des «dérives sectaires», préconise une ex-ministre présence d'un Français parmi les bourreaux de l'organisation «Daech». «Cela ressemble terriblement à des dérives sectaires».

«On ne peut pas, lorsque ces jihadistes reviendront en France, les traiter comme des prisonniers de droit commun. Il faut ouvrir des centres de désendoctrinement et certainement pas les incarcérer dans des prisons de droit commun. On est face à un système d'endoctrinement, de lavage du cerveau», selon la chef de l'opposition en Ile-de-France.

Un risque que ces centres deviennent des «Guantanamo, ce centre militaire américain d'incarcération pour jihadistes»? «Non, en France, nous avons des libertés publiques, des droits de l'Homme. Le vrai risque c'est de faire revenir en France des jihadistes» qui en «contamineront» d'autres.

«Je sais malheureusement qu'il y a dans le département des Yvelines plusieurs dizaines - peut-être plus - de jeunes Français qui ont été déclarés manquants par leur famille», a relevé Mme Pécresse, députée de ce département.

Interrogé sur i>TELE, le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, a estimé «que de simples centres ne suffiraient pas. Il ne faut surtout pas les laisser revenir à mon avis sur le territoire de la République française».

«Peut-on les laisser revenir et simplement faire des stages pour, si j'ose dire, se désislamiser ? En même temps, il ne faut pas confondre l'Islam d'Averroès, les musulmans qui vivent tous les jours dans la République et les quelques fous furieux qui effectivement sont de véritables dangers publics et je crois que l'Etat français, dans une grande union nationale, doit réfléchir à ce qui pourrait être une certaine justice pour eux», a dit M. Darmanin, proche de Xavier Bertrand qui prône lui aussi une «justice d'exception» pour les extrémistes.

Source : AFP

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