noscript

Please Wait...

La prison de Fresnes isole les détenus identifiés comme radicaux

La prison de Fresnes isole les détenus identifiés comme radicaux
folder_openFrance access_time depuis 11 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Les détenus du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) identifiés comme radicaux ont été regroupés dans une même partie de l’établissement, à titre expérimental, a appris jeudi l’AFP de sources concordantes.

L’objectif de ce regroupement est d’empêcher ces détenus «de pouvoir recruter au sein de la population» pénitentiaire, a indiqué une source pénitentiaire, sous couvert d’anonymat.

Ils ne pourront ainsi plus «toucher les personnes plus faibles, qui seraient susceptibles d’êtreLa prison de Fresnes isole les détenus identifiés comme radicaux
radicalisées», a-t-elle ajouté. «On est un peu site pilote sur ce principe-là», a expliqué la même source.

La Chancellerie a indiqué que «la question des regroupements (était) à l’état de réflexion», mais qu’aucune communication n’était prévue «à l’heure actuelle».

«Noyau dur»

C’est en réaction à ce regroupement que douze détenus, considérés comme radicaux, ont refusé vendredi de réintégrer leur cellule après une promenade. Huit sont finalement remontés, mais quatre se sont obstinés. L’un d’entre eux s’en est même pris à des surveillants, blessant légèrement deux d’entre eux.

Les quatre détenus récalcitrant ont été placés au quartier disciplinaire. Le détenu qui s’était déjà signalé vendredi a récidivé dimanche et blessé légèrement quatre surveillants.

«On s’attendait à une réaction», commente une source pénitentiaire, sous couvert d’anonymat, rappelant que Fresnes a la réputation d’être un établissement aux règles de fonctionnement plus strictes que la moyenne.

Selon une autre source pénitentiaire, douze détenus ont de nouveau refusé de réintégrer leur cellule mardi à l’issue de la promenade, cette fois-ci par solidarité avec leur codétenu qui avait agressé des surveillants dimanche.

«Cela ne fait que créer un noyau dur et leur donner de l’importance», a estimé, au sujet du regroupement, Yoan Karar, secrétaire local du syndicat SNP-FO. «Ils mettent des choses en place de façon forcée, sans concertation», a-t-il regretté, soulignant qu’aucun moyen supplémentaire n’avait été alloué au soutien de ce regroupement.

Source: agences et rédaction

Comments

//