Disparition d’une adolescente de 15 ans qui projetait de partir faire le «jihad»
La justice française a ouvert une enquête sur la disparition d'une adolescente de 15 ans, qui s'était radicalisée et aurait projeté de partir faire le soi-disant «jihad», rapporte l'AFP vendredi de source judiciaire.
La jeune fille a disparu le 10 octobre du domicile de ses parents à Bethoncourt dans l'est de la
France, a indiqué à l'AFP la procureure de Montbéliard (est), Thérèse Brunisso. «Cette mineure a été signalée comme étant en voie de radicalisation et elle faisait le projet de partir faire le jihad», a-t-elle ajouté, soulignant qu'il s'agissait encore de «suspicions». «Elle est susceptible de se trouver à proximité de la frontière syrienne», a dit Mme Brunisso, mais cette information «reste à confirmer».
Une enquête pour «disparition inquiétante d'une mineure en danger» a été ouverte et confiée à la gendarmerie. En mai, les parents de l'adolescente avaient été informés de la radicalisation de leur enfant par les services de renseignement. Ils avaient aussitôt demandé une «interdiction de sortie du territoire français», qui a été mise en place par les services de la préfecture du Doubs.
«Les parents ont conservé les papiers d'identité de leur fille, mais elle a réussi à partir sous l'identité de quelqu'un d'autre», a noté la procureure. La jeune fille était «suivie depuis mai pour des problèmes de radicalisation», a précisé Mme Brunisso, qui avait saisi le juge des enfants.
Parallèlement, deux jeunes radicalisés, suspectés de vouloir faire le «djihad» en Syrie, comparaissent cet après-midi à Paris pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. Ils s'intéressaient aussi à la préparation d'une bombe.
Âgés de 26 et 28 ans, originaires de villages d'Indre et de Loire-Atlantique, Farid et Flavien sont
l'archétype des apprentis extrémistes basculant vers le radicalisme. Flavien, considéré comme «délinquant d'habitude», se serait radicalisé derrière les barreaux. Décrit par le personnel de l'administration pénitentiaire comme un «détenu solitaire, très introverti et manifestement perturbé psychologiquement», le jeune homme compulsait des écrits sur le «djihad». Lors d'un cours de sciences physiques en prison, il avait même interrogé le professeur sur la façon de faire une bombe et fouillé les placards de la salle de classe dans l'espoir de fabriquer des produits toxiques. Dès décembre 2012, il a essayé de rejoindre à des multiples reprises la zone turquo-syrienne via la Turquie, l'Allemagne, la Bulgarie, l'Autriche ou encore le Liban avant d'être refoulé.
«Faire exploser des trucs»
Connu pour son extrémisme son comparse Farid a été interpellé le 22 avril 2013, les policiers ont retrouvé au domicile de sa mère une carte d'embarquement à son nom pour Le Caire ainsi que toute une littérature sur le «djihad» et deux testaments religieux. L'examen de son ordinateur indique que Farid a surfé sur des sites extrémistes avec une certaine frénésie. Ainsi, il a fait 367 recherches sur Al-Qaida ou Aqmi, 112 relatives à un attentat, 870 liées à la préparation d'une bombe, 193 concernant «l'entraînement au djihad» ou encore 79 requêtes abordant la chimie ou l'anthrax. Sur le site «You Tube», des visionnages ont été effectués à partir de mots clefs tels que «bouteille de gaz attentat», «détonateur téléphone» ou encore «opération martyr».
Les deux comparses ont voulu se rendre en Syrie et aurait notamment tenté de négocier un fusil d'assaut de type kalachnikov pour 1000 dollars, sans compter des munitions à raison de deux dollars l'unité.
Leur procès intervient alors que le Sénat a largement adopté jeudi le projet de loi Cazeneuve renforçant la lutte contre le terrorisme. La mesure-phare est la création d'une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de jeunes Français candidats au «djihad» en Syrie et en Irak. Inscrit par le gouvernement en urgence, c'est-à-dire une lecture par chambre, le projet de loi instaure également un nouveau délit «d'entreprise terroriste individuelle» et la possibilité de blocage administratif de sites glorifiant le terrorisme.
Source : sites web
La jeune fille a disparu le 10 octobre du domicile de ses parents à Bethoncourt dans l'est de la
France, a indiqué à l'AFP la procureure de Montbéliard (est), Thérèse Brunisso. «Cette mineure a été signalée comme étant en voie de radicalisation et elle faisait le projet de partir faire le jihad», a-t-elle ajouté, soulignant qu'il s'agissait encore de «suspicions». «Elle est susceptible de se trouver à proximité de la frontière syrienne», a dit Mme Brunisso, mais cette information «reste à confirmer».Une enquête pour «disparition inquiétante d'une mineure en danger» a été ouverte et confiée à la gendarmerie. En mai, les parents de l'adolescente avaient été informés de la radicalisation de leur enfant par les services de renseignement. Ils avaient aussitôt demandé une «interdiction de sortie du territoire français», qui a été mise en place par les services de la préfecture du Doubs.
«Les parents ont conservé les papiers d'identité de leur fille, mais elle a réussi à partir sous l'identité de quelqu'un d'autre», a noté la procureure. La jeune fille était «suivie depuis mai pour des problèmes de radicalisation», a précisé Mme Brunisso, qui avait saisi le juge des enfants.
Parallèlement, deux jeunes radicalisés, suspectés de vouloir faire le «djihad» en Syrie, comparaissent cet après-midi à Paris pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. Ils s'intéressaient aussi à la préparation d'une bombe.
Âgés de 26 et 28 ans, originaires de villages d'Indre et de Loire-Atlantique, Farid et Flavien sont
l'archétype des apprentis extrémistes basculant vers le radicalisme. Flavien, considéré comme «délinquant d'habitude», se serait radicalisé derrière les barreaux. Décrit par le personnel de l'administration pénitentiaire comme un «détenu solitaire, très introverti et manifestement perturbé psychologiquement», le jeune homme compulsait des écrits sur le «djihad». Lors d'un cours de sciences physiques en prison, il avait même interrogé le professeur sur la façon de faire une bombe et fouillé les placards de la salle de classe dans l'espoir de fabriquer des produits toxiques. Dès décembre 2012, il a essayé de rejoindre à des multiples reprises la zone turquo-syrienne via la Turquie, l'Allemagne, la Bulgarie, l'Autriche ou encore le Liban avant d'être refoulé.«Faire exploser des trucs»
Connu pour son extrémisme son comparse Farid a été interpellé le 22 avril 2013, les policiers ont retrouvé au domicile de sa mère une carte d'embarquement à son nom pour Le Caire ainsi que toute une littérature sur le «djihad» et deux testaments religieux. L'examen de son ordinateur indique que Farid a surfé sur des sites extrémistes avec une certaine frénésie. Ainsi, il a fait 367 recherches sur Al-Qaida ou Aqmi, 112 relatives à un attentat, 870 liées à la préparation d'une bombe, 193 concernant «l'entraînement au djihad» ou encore 79 requêtes abordant la chimie ou l'anthrax. Sur le site «You Tube», des visionnages ont été effectués à partir de mots clefs tels que «bouteille de gaz attentat», «détonateur téléphone» ou encore «opération martyr».
Les deux comparses ont voulu se rendre en Syrie et aurait notamment tenté de négocier un fusil d'assaut de type kalachnikov pour 1000 dollars, sans compter des munitions à raison de deux dollars l'unité.
Leur procès intervient alors que le Sénat a largement adopté jeudi le projet de loi Cazeneuve renforçant la lutte contre le terrorisme. La mesure-phare est la création d'une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de jeunes Français candidats au «djihad» en Syrie et en Irak. Inscrit par le gouvernement en urgence, c'est-à-dire une lecture par chambre, le projet de loi instaure également un nouveau délit «d'entreprise terroriste individuelle» et la possibilité de blocage administratif de sites glorifiant le terrorisme.
Source : sites web
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