Un jeune Kurde parti combattre les extrémistes
«C'est au stade de l'évaluation. Il n'y a pas d'enquête judiciaire à ce jour à la section antiterroriste du parquet de Paris», a relevé une source judiciaire. Une procédure classique pour disparition inquiétante a toutefois été ouverte, selon une source proche du dossier.
Ce jeune Kurde de 17 ans, né en Turquie et domicilié à Limay (Yvelines), près de Mantes-la-Jolie,
aurait décidé de rejoindre un groupe de la lutte armée kurde en Irak ou en Syrie, a précisé une source proche du dossier.
Il a quitté le domicile familial le 28 septembre au petit matin, muni de ses passeport et titre de séjour, vraisemblablement pour s'envoler vers la Turquie, mais sans que l'on sache si son départ s'inscrivait dans un engagement personnel ou dans le cadre d'un recrutement organisé de combattants.
Avant cela, il avait envoyé un dernier SMS à un proche, indiquant qu'il ne serait plus joignable. Il n'avait jamais fait part à son entourage de sa volonté de partir, mais avait évoqué sa haine des extrémistes et sa volonté de les combattre, a expliqué une source proche du dossier. Selon Le Parisien, l'adolescent serait parti avec un ami, Kurde lui aussi, âgé de 18 ans.
Déscolarisé depuis deux ans, le jeune homme s'était mis ces derniers mois à consulter des vidéos sur internet mettant en scène des combats et exactions de «Daech» en Syrie et en Irak, notamment contre la population kurde.
Parallèlement, quelques dizaines de Kurdes ont manifesté dimanche soir 6 octobre dans un
terminal de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle près de Paris en solidarité avec les Kurdes de Syrie et pour «dénoncer les départs de candidats au djihad depuis les aéroports français».
«Nous exigeons de l'aide humanitaire et militaire pour les résistants de la ville de Kobané», ville du Kurdistan syrien à la frontière turque, assiégée par «Daech», a déclaré Yekbun Eksen, membre de la fédération des associations kurdes de France.
Les manifestants, 40 selon les autorités aéroportuaires et 100 selon les organisateurs, exigent «des aides humanitaires et militaires» occidentales en Syrie et souhaitent «condamner les départs de jeunes Européens» partis combattre aux côtés des extrémistes «là où les Kurdes sont les premières victimes», a-t-il précisé. Ce rassemblement se déroulait dans le calme, ont précisé les autorités aéroportuaires.
Source : agences