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Un jeune majeur interpellé à Nice de retour des zones de combat via la Turquie

Un jeune majeur interpellé à Nice de retour des zones de combat via la Turquie
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Un jeune majeur a été interpellé vendredi 26 septembre à l'aéroport de Nice en provenance de Turquie, alors qu'il revenait des zones de combat en Irak ou en Syrie, a-t-on appris de source proche du dossier.

Agé de moins de 20 ans, le jeune homme de nationalité française faisait l'objet d'un signalement et a été arrêté par la police aux frontières à son arrivée sur le sol français, a-t-on précisé de même source. Il devrait être entendu par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Une arrestation qui témoigne de la détermination du ministère de l'Intérieur et de la justiceUn jeune majeur interpellé à Nice de retour des zones de combat via la Turquie française à tout mettre en œuvre pour assurer la protection de nos concitoyens dans un contexte où le risque est important, a indiqué vendredi soir le ministre de l'Intérieur, à l'issue d'une visite en Turquie. «La menace terroriste» que font peser les terroristes du soi-disant «Etat islamique» (EI ou Daech) actifs en Syrie et en Irak sur la France était «réelle chaque jour», a-t-il ajouté. «Il y a une mobilisation totale de nos services, nous devons être vigilants», a-t-il poursuivi.

Meilleure collaboration avec la Turquie


Bernard Cazeneuve avait rencontré vendredi son homologue Ekfan Ala pour tenter de renforcer la coopération entre leurs deux pays dans la lutte contre les filières extrémistes qui passent par le territoire turc. Un voyage qui s'est imposé après le cafouillage diplomatico-policier survenu lors de l'expulsion de trois extrémistes français présumés de Turquie.
A l'issue de son entretien, Bernard Cazeneuve a annoncé qu'un «nouveau dispositif» fondé sur «un échange constant d'informations» avait été établi afin d'éviter la répétition de ce type de «couac». Entre autres mesures, Bernard Cazeneuve a précisé que le préavis donné à la France avant l'expulsion d'un extrémiste présumé serait désormais «plus long». «Cela permettra également aux policiers français d'être en zone d'embarquement au moment où ils (les suspects) partiront», a-t-il ajouté. Selon lui, la Turquie s'est également engagée à communiquer à la France la liste de ses ressortissants détenus en centre de rétention, ce qui n'était pas le cas.
Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), un nombre en augmentation de 74% en huit mois.

Garde à vue prolongée pour les trois extrémistes

Le retour rocambolesque des trois extrémistes toulousains et albigeois présumés qui se sont rendus mercredi de la Syrie sans être inquiétés a mis le gouvernement dans l'embarras. Ces trois extrémistes ont étés attendus pour être arrêtés à Orly mais finalement arrivés sans encombre à Marseille.
Les suspects, parmi lesquels figure le mari de la sœur de Mohamed Merah, Abdelouahab El-Baghdadi, et l'un de ses amis d'enfance, Imad Jjebali, se sont rendus mercredi à la gendarmerie du Caylar (Hérault), avant d'être transférés au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure, près de Paris.
Leur garde à vue, qui a démarré mercredi matin, peut durer jusqu'à 96 heures et les trois hommes pourraient être déférés au tribunal de Paris ce week-end pour une éventuelle mise en examen qui peut s'accompagner d'une détention provisoire.
Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), un nombre en augmentation de 74% en huit mois.

Source : agences et rédaction

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