Un Français enlevé en Algérie par un groupe lié à «Daech»
Un groupe lié aux extrémistes de «Daech» a revendiqué lundi le rapt d’un Français en Algérie et menacé de l’exécuter dans les 24 heures si la France n’arrêtait pas ses frappes contre cette organisation ultra-radicale en Irak.
L’annonce est survenue quelques heures après un appel de «Daech» à tuer les citoyens - notamment Américains et Français - des pays appartenant à la coalition internationale mise en place pour combattre ce groupe extrémiste en Irak et en Syrie.
Dans une vidéo, le groupe extrémiste algérien «Jund al-Khilafa», qui a fait allégeance à
«Daech», a revendiqué le rapt d’un Français, enlevé dimanche soir à Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, selon les autorités françaises.
La vidéo montre l’otage, Hervé Pierre Gourdel, demandant au président français de le sortir de cette situation. Il est assis par terre entouré de deux hommes masqués et armés de kalachnikovs.
«Je laisse à Hollande, le président de l’Etat français criminel, le soin d’arrêter les attaques contre l’Etat islamique (EI) dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé», déclare un des deux hommes armés dans cette vidéo.
L’otage dit qu’il est originaire de Nice et guide de haute montagne. Il précise être arrivé samedi en Algérie.
Paris confirme l'authenticité de la vidéo
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a «malheureusement» confirmé lundi à New York l’authenticité de la vidéo.
M. Fabius a ajouté qu’il n’était «pas question de céder aux menaces d’un groupe terroriste».
«Un groupe terroriste ne peut pas infléchir la position de la France», a-t-il dit.
Avant la revendication, Paris avait confirmé l’enlèvement de ce Français, soulignant: «Tout est mis en œuvre pour retrouver notre compatriote. Les services de l’Etat sont mobilisés».
«Nous sommes en guerre»
De nombreux éditorialistes de la presse quotidienne constatent mardi que «nous sommes en guerre», après les appels au meurtre de Français par «Daech», puis le rapt du ressortissant français en Algérie.
Dans un message publié lundi matin en plusieurs langues, «Daech» a lancé à ses fidèles un appel au meurtre de citoyens de la quarantaine de pays coalisés pour le «détruire», selon le mot du président américain Barack Obama.
«Si vous pouvez tuer un infidèle américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout (...) citoyen des pays entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», a déclaré un porte-parole de «Daech», Abou Mohammed al-Adnani.
Face à cette menace, Paris a appelé «à la plus grande prudence» ses ressortissants résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique.
Un peu plus tôt, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve avait néanmoins assuré que la France n’avait «pas peur», ajoutant: les menaces des extrémistes «n’entameront en rien notre détermination à mettre fin à leurs exactions».
La France est jusqu’à présent le seul pays autre que les Etats-Unis à avoir bombardé des positions de «Daech» en Irak.
Source: agences et rédaction
L’annonce est survenue quelques heures après un appel de «Daech» à tuer les citoyens - notamment Américains et Français - des pays appartenant à la coalition internationale mise en place pour combattre ce groupe extrémiste en Irak et en Syrie.
Dans une vidéo, le groupe extrémiste algérien «Jund al-Khilafa», qui a fait allégeance à
«Daech», a revendiqué le rapt d’un Français, enlevé dimanche soir à Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, selon les autorités françaises.La vidéo montre l’otage, Hervé Pierre Gourdel, demandant au président français de le sortir de cette situation. Il est assis par terre entouré de deux hommes masqués et armés de kalachnikovs.
«Je laisse à Hollande, le président de l’Etat français criminel, le soin d’arrêter les attaques contre l’Etat islamique (EI) dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé», déclare un des deux hommes armés dans cette vidéo.
L’otage dit qu’il est originaire de Nice et guide de haute montagne. Il précise être arrivé samedi en Algérie.
Paris confirme l'authenticité de la vidéo
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a «malheureusement» confirmé lundi à New York l’authenticité de la vidéo.
M. Fabius a ajouté qu’il n’était «pas question de céder aux menaces d’un groupe terroriste».
«Un groupe terroriste ne peut pas infléchir la position de la France», a-t-il dit.
Avant la revendication, Paris avait confirmé l’enlèvement de ce Français, soulignant: «Tout est mis en œuvre pour retrouver notre compatriote. Les services de l’Etat sont mobilisés».
«Nous sommes en guerre»
De nombreux éditorialistes de la presse quotidienne constatent mardi que «nous sommes en guerre», après les appels au meurtre de Français par «Daech», puis le rapt du ressortissant français en Algérie.
Dans un message publié lundi matin en plusieurs langues, «Daech» a lancé à ses fidèles un appel au meurtre de citoyens de la quarantaine de pays coalisés pour le «détruire», selon le mot du président américain Barack Obama.
«Si vous pouvez tuer un infidèle américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout (...) citoyen des pays entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», a déclaré un porte-parole de «Daech», Abou Mohammed al-Adnani.
Face à cette menace, Paris a appelé «à la plus grande prudence» ses ressortissants résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique.
Un peu plus tôt, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve avait néanmoins assuré que la France n’avait «pas peur», ajoutant: les menaces des extrémistes «n’entameront en rien notre détermination à mettre fin à leurs exactions».
La France est jusqu’à présent le seul pays autre que les Etats-Unis à avoir bombardé des positions de «Daech» en Irak.
Source: agences et rédaction
Comments