France: démantèlement d’une filière extrémiste, Cazeneuve veut «agir» contre la radicalisation
Quatre personnes ont été arrêtées lundi matin en région parisienne et dans le sud de la France en lien avec des filières extrémistes, trois jours après l’arrestation d’un Français soupçonné d’être le tueur du Musée juif de Bruxelles, a annoncé le ministre de l’Intérieur.
Une source informée précise au Figaro que les quatre personnes ont été arrêtées dans les Hauts-de-Seine, l'Essonne, le Val-de-Marne et le Var. Toutes sont soupçonnées d'être impliquées, à différents degrés, dans un circuit d'acheminement de combattants volontaires vers la Syrie. Leur garde à vue, à Levallois-Perret, pourrait durer en théorie jusqu'à jeudi. La sous-direction antiterroriste de la police judiciaire mène les opérations.
A l'origine des interpellations, les enquêteurs se sont intéressés à un Français radicalisé qui a tenté de rejoindre les rangs de groupes terroristes en Syrie.
18 départs supplémentaires en un mois
«Il y a des gens qui recrutent des jihadistes (…) Il y en a, à l'heure où je vous parle», a déclaré Bernard Cazeneuve à Europe 1 avant de lâcher: «Je ne vous en dirai pas plus»,
se bornant à vanter les «résultats» d'une «traque» qu'il veut «totale». Il ne faut «laisser aucune chance à ces terroristes», a-t-il martelé.
Selon un dernier bilan, la plateforme «anti-djihadiste», activée depuis le 29 avril dernier pour éviter qu'un départ se produise quand des familles sentent que l'un des leurs est en train de basculer, a déjà permis de signaler 121 profils inquiétants.
Pas moins de 84 des alertes ont été effectuées sur le numéro vert (0 800 005 696), quinze par internet et 22 par courriels.
Parmi ces supposés «candidats au djihad» figurent 31 mineurs et 46 femmes.
Ce dispositif a permis de détecter 18 départs supplémentaires en un mois.
«Agir» contre la radicalisation
Vendredi, un Français de 29 ans, Mehdi Nemmouche, a été arrêté à Marseille lors d’un contrôle douanier inopiné à bord d’un bus en provenance de Bruxelles.
Alors qu’il était en possession d’une Kalachnikov et d’un revolver et qu’il était fiché par les services de renseignement intérieur pour s’être rendu en Syrie en 2013, les enquêteurs ont rapidement fait le lien avec la tuerie du 24 mai à Bruxelles, qui a fait trois morts et un blessé encore entre la vie et la mort.
Dans ce contexte, M. Cazeneuve, a affirmé lundi vouloir «agir» contre la radicalisation
en prison, phénomène qui a marqué l'évolution de Mehdi Nemmouche.
«La prison n'est pas là pour former des jihadistes mais il est vrai qu'en prison il y a la diffusion d'une pensée radicale», a-t-il dit sur Europe 1.
Et de poursuivre: «Il faut agir par rapport à ça. D'abord en faisant en sorte qu'il y ait des imams formés qui savent ce qu'est l'islam, qui en ont la culture, qui aillent expliquer cela dans les prisons».
C'est «fondamental d'avoir un contre discours», a-t-il déclaré.
«C'est dans mon plan» qui sera présenté le 25 juin en conseil des ministres, pour compléter les mesures présentées en avril afin de «lutter contre les filières jihadistes vers la Syrie».
«Je le ferai en liaison avec Christiane Taubira», la ministre française de la Justice, «nous avons décidé d'agir ensemble sur ce point», a conclu M. Cazeneuve.
Source: agences et rédaction
Une source informée précise au Figaro que les quatre personnes ont été arrêtées dans les Hauts-de-Seine, l'Essonne, le Val-de-Marne et le Var. Toutes sont soupçonnées d'être impliquées, à différents degrés, dans un circuit d'acheminement de combattants volontaires vers la Syrie. Leur garde à vue, à Levallois-Perret, pourrait durer en théorie jusqu'à jeudi. La sous-direction antiterroriste de la police judiciaire mène les opérations.
A l'origine des interpellations, les enquêteurs se sont intéressés à un Français radicalisé qui a tenté de rejoindre les rangs de groupes terroristes en Syrie.
18 départs supplémentaires en un mois
«Il y a des gens qui recrutent des jihadistes (…) Il y en a, à l'heure où je vous parle», a déclaré Bernard Cazeneuve à Europe 1 avant de lâcher: «Je ne vous en dirai pas plus»,
se bornant à vanter les «résultats» d'une «traque» qu'il veut «totale». Il ne faut «laisser aucune chance à ces terroristes», a-t-il martelé.Selon un dernier bilan, la plateforme «anti-djihadiste», activée depuis le 29 avril dernier pour éviter qu'un départ se produise quand des familles sentent que l'un des leurs est en train de basculer, a déjà permis de signaler 121 profils inquiétants.
Pas moins de 84 des alertes ont été effectuées sur le numéro vert (0 800 005 696), quinze par internet et 22 par courriels.
Parmi ces supposés «candidats au djihad» figurent 31 mineurs et 46 femmes.
Ce dispositif a permis de détecter 18 départs supplémentaires en un mois.
«Agir» contre la radicalisation
Vendredi, un Français de 29 ans, Mehdi Nemmouche, a été arrêté à Marseille lors d’un contrôle douanier inopiné à bord d’un bus en provenance de Bruxelles.
Alors qu’il était en possession d’une Kalachnikov et d’un revolver et qu’il était fiché par les services de renseignement intérieur pour s’être rendu en Syrie en 2013, les enquêteurs ont rapidement fait le lien avec la tuerie du 24 mai à Bruxelles, qui a fait trois morts et un blessé encore entre la vie et la mort.
Dans ce contexte, M. Cazeneuve, a affirmé lundi vouloir «agir» contre la radicalisation
en prison, phénomène qui a marqué l'évolution de Mehdi Nemmouche.«La prison n'est pas là pour former des jihadistes mais il est vrai qu'en prison il y a la diffusion d'une pensée radicale», a-t-il dit sur Europe 1.
Et de poursuivre: «Il faut agir par rapport à ça. D'abord en faisant en sorte qu'il y ait des imams formés qui savent ce qu'est l'islam, qui en ont la culture, qui aillent expliquer cela dans les prisons».
C'est «fondamental d'avoir un contre discours», a-t-il déclaré.
«C'est dans mon plan» qui sera présenté le 25 juin en conseil des ministres, pour compléter les mesures présentées en avril afin de «lutter contre les filières jihadistes vers la Syrie».
«Je le ferai en liaison avec Christiane Taubira», la ministre française de la Justice, «nous avons décidé d'agir ensemble sur ce point», a conclu M. Cazeneuve.
Source: agences et rédaction
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