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Budget de l’armée française : la Défense «proche de l’exaspération»

Budget de l’armée française : la Défense «proche de l’exaspération»
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Les nouvelles restrictions prévues dans le budget de la Défense provoque la colère de l'armée et de son ministre, Jean-Yves Le Drian qui a fait pression sur Matignon. Des généraux auraient quant à eux mis leur démission sur la table.

Les nouvelles coupes sèches prévues dans le budget de l'armée provoquent colère etBudget de l’armée française : la Défense «proche de l’exaspération» inquiétudes à la Défense. Dans une lettre datée du 9 mai, adressée au Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian met la pression sur Matignon pour éviter de nouvelles restrictions budgétaires.
Dans la lettre révélée par le Figaro ce 23 mai, il avertit qu'un nouveau coup de rabot aurait des «conséquences très lourdes» sur les plans militaire, industriel et social et il alerte sur le «contexte social proche de l'exaspération» au sein des armées.
Soutenant leur ministre, les généraux à la tête des trois armées (terre, air, marine) et le chef d'Etat-major des armées, Pierre de Villiers, seraient prêts à mettre leur démission sur la table, si le budget de la défense est encore rogné.

Engagements extérieurs menacés

Cette démarche inédite intervient dans un contexte tendu. Jean-Yves Le Drian rappelle que la France est engagée dans différents théâtres, tels que le Mali et la Centrafrique, et que de nouvelles restrictions auraient des conséquences «très lourdes» sur le plan militaire. «L'armée de terre serait sous-équipée et rapidement dans l'incapacité de satisfaire de nouveaux contrats opérationnels», prévient-il.
Il rappelle le «niveau de nos engagements militaire extérieurs» et souligne l'«exercice extrêmement tendu» de la loi de programmation militaire (LMP) pour la période 2014-1019. En matière d'équipements militaires, toute réduction de ressources en 2014 aurait des suites industrielles et sociales très considérables, ajoute le ministre. Dans le domaine du renseignement, les engagements seraient quant à eux «décalés, voire annulés», selon ce courrier.
Le ministre de la Défense estime que les efforts seront très difficiles à assumer. Évaluant à 355 millions d'euros les efforts à réaliser en 2014, il met en garde contre le fait que «la Défense ne peut absorber une perte de crédits en 2014, ni sur sa masse salariale, ni sur (les) crédits de fonctionnement», qui se situent déjà «au seuil de l'acceptabilité sociale».

Doutes sur les intentions de l'Elysée

Afin d'«éviter une dette insoutenable», le ministre anticipe la nécessité d'avoir à reporter au plus tôt à 2016 des programmes «symboliques» prévus en 2014 et 2015, soit un total d'environ 7 milliards d'euros de commandes non passées». Pour 2014, le ministre demande la mobilisation de 500 millions d'euros de recettes exceptionnelles prévues par la LPM.
L'Élysée a réagi vendredi matin en indiquant que François Hollande, chef des armées, «rendra ses arbitrages dans les prochaines semaines». Un délai qui laisse planer le doute sur les intentions du chef de l'État.
La lettre du ministre de la Défense à Manuel Valls «date du 9 mai dernier et s'inscrit dans le cadre de la procédure budgétaire», souligne la présidence. L'entourage de Manuel Valls avait pour sa part répondu fermement jeudi à l'inquiétude des militaires en affirmant catégoriquement que «la loi de programmation militaire ne sera pas touchée. Et tous les crédits militaires sont dans la LPM». «Ce serait, dit-on, dévastateur en termes d'emplois».

Source : AFP

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