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Placé sur écoute, Sarkozy au cœur d’une nouvelle affaire

Placé sur écoute, Sarkozy au cœur d’une nouvelle affaire
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Après avoir intercepté une conversation téléphonique entre l'ancien président Nicolas Sarkozy et son avocat, la justice soupçonne un haut magistrat de la Cour de cassation de renseigner l'ex-président français sur l'affaire Bettencourt.

Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, dénonce vendredi une affaire «montée de toutes pièces» après la publication par «Le Monde» d'un article indiquant que l'ancien président est soupçonné de trafic d'influence auprès d’un haut magistrat.

Le journal ajoute que l'ancien chef de l'État a été placé sur écoute à la demande desPlacé sur écoute, Sarkozy au cœur d’une nouvelle affaire
juges, qui enquêtent, depuis avril 2013, sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. Lors de l'une des conversations téléphoniques interceptées, Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert.

Il y est question, selon «Le Monde», de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l'affaire Bettencourt. Le 11 mars, la Cour doit dire si elle valide la procédure Bettencourt, notamment la saisie des agendas de l'ancien locataire de l’Élysée.

Scandale d'État

«Il n'y a eu aucun trafic d'influence. Je constate qu'on a monté une affaire artificiellement», se défend Thierry Herzog dans un entretien au quotidien, vendredi.

L'avocat, qui dénonce un «scandale d'État», rappelle que le magistrat en question exerce ses fonctions au sein d'une chambre civile de la Cour de cassation et non de la chambre criminelle compétente dans l'affaire Bettencourt.

«S'il n'est pas directement lié à la procédure Bettencourt, puisqu'il s'occupe de dossiers civils, Monsieur Azibert a accès au service intranet de la haute juridiction», écrit toutefois «Le Monde».

Violation du secret de l'instruction

Le 26 février dernier, le nouveau parquet national financier a ouvert une information judiciaire contre X pour violation du secret de l'instruction et trafic d'influence en marge de l'affaire Bettencourt.

Des perquisitions ont été menées mardi 4 mars chez Thierry Herzog et Gilbert Azibert dans cette affaire. À ce jour, personne n'a été placé en garde à vue ni mis en examen et l'instruction se poursuit, souligne une source judiciaire.

Thierry Herzog, qui dit avoir soupçonné le placement de son client sur écoute, dénonce une «violation monumentale des droits de la défense». «Ce n'est même pas scandaleux, c'est monstrueux», dit-il avant d’ajouter: «Je démontrerai le moment venu qu'il s'agit d'une affaire politique».

Source: agences et rédaction

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