En France, les femmes comme les hommes partent combattre en Syrie
L'équipe du site
En France, les femmes comme les hommes quittent l’Hexagone pour rejoindre les rangs terroristes en Syrie.
Selon les services de renseignement français, les femmes seraient une dizaine à être parties pour la Syrie, pour devenir des «kamikazes ou des objets sexuels».
RTL a rencontré Fatima, la mère d'une jeune femme de 22 ans, devenue «djihadiste».
Elle raconte comment, suite à cause d'une «mauvaise rencontre», «avec une fille de son âge», sa fille unique s'est peu à peu radicalisée, elle qui «n'était pas pratiquante».
Elle se met à porter le voile intégral, puis se marie religieusement via internet «avec un Belge qui est là-bas depuis un an».
Un jour, la jeune femme quitte sa mère: «Deux personnes sont venues la chercher à Istanbul (...) Elle m'a appelée, je lui ai dit de rentrer (...) Depuis, je n'ai plus de nouvelles».
Fatima refuse toutefois de se résigner. «J'appelle une centaine de fois par jour, dit-t-elle. Je me dis qu'elle va bien, sinon je ne tiendrai pas».
L'angoisse d'une maman niçoise pour son fils
Dans le même contexte, Michèle, une Française qui préfère ne pas donner son nom, raconte à la presse qu'elle aimerait aller chercher à la frontière syrienne son fils, qui a eu 18 ans le 22 décembre, combattant avec les extrémistes en Syrie. Se sentant isolée, elle a sollicité, mardi, une rencontre avec le maire de Nice.
Le lendemain de Noël, son fils est parti dormir chez un ami. C'est un jeune livreur de pizzas du quartier qui a appris à Michèle le départ de son fils. «+Madame vous n'êtes pas au courant. Les jeunes m'ont dit que votre fils est parti en Syrie», lui a-t-il dit, a raconté Michèle à la presse mardi. «Frédéric est parti avec ses chèques de Noël, environ
130 euros, pas de quoi acheter lui-même un billet d'avion...», a-t-elle précisé.
Depuis, Michèle a parlé à plusieurs reprises sur Skype ou par téléphone, en apercevant une fois en arrière-plan un homme barbu bras croisés. «Hier, il m'a appelée une minute, il m'a dit qu'il était en Syrie, mais sur mon téléphone apparaissait Turquie», a indiqué Michèle, qui a proposé de venir le chercher, suscitant une réponse évasive de son fils. «Il m'a dit +je travaille+», mais «il travaille au maniement des armes?», s'interroge-t-elle.
«Je lui dis +rentre, c'est pas ta place, c'est pas le bon choix+, relate-t-elle. Il me dit +non je rentre pas+. Il me dit qu'il a vu des vidéos, qu'il est parti pour défendre des femmes et des enfants qui souffrent». Désormais, elle trouve son fils «différent». Un jour, elle l'appelle par son nom de baptême, Frédéric. «Il m'a dit +ne m'appelle pas Frédéric+, pas gentiment».
Dans son quartier populaire de Saint Roch, dans l'est de Nice, 7 ou 8 jeunes sont partis comme son fils en septembre et décembre, selon elle. On lui a appris, dans son quartier, que son fils s'appelle désormais Abou Issa.
Pour autant la maman n'avait vu aucun signe avant-coureur chez son fils très aimant: «Sa chambre était comme d'habitude, je ne l'ai jamais vu prier, il n'avait aucun copain qui avait des signes religieux».
Problème à «proportion non négligeable»
Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a indiqué mardi avoir alerté le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
«Le problème est en train de prendre une proportion non négligeable» dans plusieurs
quartiers de Nice, a-t-il souligné, en brandissant des photos confiées par des parents.
Le maire veut désormais «mobiliser une équipe spécialisée».
«Certains peuvent revenir et devenir des Mohamed Merah en puissance», a-t-il commenté, avant d’ajouter: «Les services de renseignement le savent, sans agir pour autant. La situation est grave. Mon devoir est de protéger ma ville».
Ces derniers jours, deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, partis en Syrie pour «faire le jihad» ont été rapatriés en France. L'un est rentré dimanche, l'autre, a pris le chemin du retour à Toulouse mardi.
Au cours des toutes dernières années, 600 ou 700 Français ou étrangers vivant en France seraient allés se battre en Syrie, en seraient revenus ou auraient été plus ou moins engagés dans un tel projet.
Source: agences et rédaction
En France, les femmes comme les hommes quittent l’Hexagone pour rejoindre les rangs terroristes en Syrie.
Selon les services de renseignement français, les femmes seraient une dizaine à être parties pour la Syrie, pour devenir des «kamikazes ou des objets sexuels».
RTL a rencontré Fatima, la mère d'une jeune femme de 22 ans, devenue «djihadiste».
Elle raconte comment, suite à cause d'une «mauvaise rencontre», «avec une fille de son âge», sa fille unique s'est peu à peu radicalisée, elle qui «n'était pas pratiquante». Elle se met à porter le voile intégral, puis se marie religieusement via internet «avec un Belge qui est là-bas depuis un an».
Un jour, la jeune femme quitte sa mère: «Deux personnes sont venues la chercher à Istanbul (...) Elle m'a appelée, je lui ai dit de rentrer (...) Depuis, je n'ai plus de nouvelles».
Fatima refuse toutefois de se résigner. «J'appelle une centaine de fois par jour, dit-t-elle. Je me dis qu'elle va bien, sinon je ne tiendrai pas».
L'angoisse d'une maman niçoise pour son fils
Dans le même contexte, Michèle, une Française qui préfère ne pas donner son nom, raconte à la presse qu'elle aimerait aller chercher à la frontière syrienne son fils, qui a eu 18 ans le 22 décembre, combattant avec les extrémistes en Syrie. Se sentant isolée, elle a sollicité, mardi, une rencontre avec le maire de Nice.
Le lendemain de Noël, son fils est parti dormir chez un ami. C'est un jeune livreur de pizzas du quartier qui a appris à Michèle le départ de son fils. «+Madame vous n'êtes pas au courant. Les jeunes m'ont dit que votre fils est parti en Syrie», lui a-t-il dit, a raconté Michèle à la presse mardi. «Frédéric est parti avec ses chèques de Noël, environ
130 euros, pas de quoi acheter lui-même un billet d'avion...», a-t-elle précisé.Depuis, Michèle a parlé à plusieurs reprises sur Skype ou par téléphone, en apercevant une fois en arrière-plan un homme barbu bras croisés. «Hier, il m'a appelée une minute, il m'a dit qu'il était en Syrie, mais sur mon téléphone apparaissait Turquie», a indiqué Michèle, qui a proposé de venir le chercher, suscitant une réponse évasive de son fils. «Il m'a dit +je travaille+», mais «il travaille au maniement des armes?», s'interroge-t-elle.
«Je lui dis +rentre, c'est pas ta place, c'est pas le bon choix+, relate-t-elle. Il me dit +non je rentre pas+. Il me dit qu'il a vu des vidéos, qu'il est parti pour défendre des femmes et des enfants qui souffrent». Désormais, elle trouve son fils «différent». Un jour, elle l'appelle par son nom de baptême, Frédéric. «Il m'a dit +ne m'appelle pas Frédéric+, pas gentiment».
Dans son quartier populaire de Saint Roch, dans l'est de Nice, 7 ou 8 jeunes sont partis comme son fils en septembre et décembre, selon elle. On lui a appris, dans son quartier, que son fils s'appelle désormais Abou Issa.
Pour autant la maman n'avait vu aucun signe avant-coureur chez son fils très aimant: «Sa chambre était comme d'habitude, je ne l'ai jamais vu prier, il n'avait aucun copain qui avait des signes religieux».
Problème à «proportion non négligeable»
Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a indiqué mardi avoir alerté le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
«Le problème est en train de prendre une proportion non négligeable» dans plusieurs
quartiers de Nice, a-t-il souligné, en brandissant des photos confiées par des parents. Le maire veut désormais «mobiliser une équipe spécialisée».
«Certains peuvent revenir et devenir des Mohamed Merah en puissance», a-t-il commenté, avant d’ajouter: «Les services de renseignement le savent, sans agir pour autant. La situation est grave. Mon devoir est de protéger ma ville».
Ces derniers jours, deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, partis en Syrie pour «faire le jihad» ont été rapatriés en France. L'un est rentré dimanche, l'autre, a pris le chemin du retour à Toulouse mardi.
Au cours des toutes dernières années, 600 ou 700 Français ou étrangers vivant en France seraient allés se battre en Syrie, en seraient revenus ou auraient été plus ou moins engagés dans un tel projet.
Source: agences et rédaction
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