Plus de 130 extrémistes français combattent en Syrie
Le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, a estimé que plus de 130 Français ou résidents en France, souvent radicalisés, combattaient actuellement en Syrie, et s'est dit inquiet.
«Plus de 130 Français ou résidents en France sont aujourd'hui en Syrie», a déclaré jeudi le ministre à la radio publique France Inter.
«Selon nos services de renseignements, une cinquantaine sont revenus, une quarantaine sont en
zone de transit et une bonne centaine ont déjà montré qu'ils pouvaient se rendre là-bas», a-t-il précisé.
Selon lui, il s'agit «d'individus jeunes, ayant connu souvent déjà un parcours délinquant, radicalisés le plus souvent».
«C'est un phénomène qui m'inquiète, parce qu'ils représentent, avec leur retour sur notre sol, un danger potentiel», a-t-il insisté.
Selon le ministre, «c'est un phénomène sans commune mesure avec le nombre de Français qui avaient pu se rendre par exemple en Afghanistan ou au Pakistan. Il faut être extrêmement attentif».
Une bombe à retardement
Même son de cloche chez le juge antiterroriste français Marc Trévidic qui a estimé que la présence de ressortissants français dans les rangs des combattants armés en Syrie constitue une bombe à retardement pour la sécurité en France.
«A court terme pour l'instant, leur objectif c'est Bachar al-Assad, ils ne vont pas faire un attentat
en France. En ce moment, ils font des braquages pour se payer leur billet d'avion pour la Syrie, ils ne pensent qu'à ça», souligne-t-il.
«A moyen terme, ça nous posera beaucoup de problèmes», ajoute-t-il mercredi en marge d'un colloque «L'Europe contre le terrorisme» à Paris.
Le juge d'instruction au pôle antiterrorisme de Paris a estimé que l'utilisation du gaz sarin en Syrie imputée par plusieurs pays occidentaux au régime syrien a provoqué une hausse du nombre d'aspirants extrémistes français.
Prié de dire si un «cause à effet» avait été constaté, il a répondu : «Oui, manifestement, ça a boosté».
Les experts en armes chimiques de l'Onu ont confirmé dans un rapport publié lundi la nature chimique de l'attaque survenue le 21 août dans la périphérie de Damas sans toutefois désigner explicitement de responsable. La Russie affirme avoir reçu de la Syrie des éléments appuyant la thèse que l'attaque à l'arme chimique aurait été orchestrée par les rebelles. Elle promet de les présenter au Conseil de sécurité de l'ONU.
Source : agences et rédaction
«Plus de 130 Français ou résidents en France sont aujourd'hui en Syrie», a déclaré jeudi le ministre à la radio publique France Inter.
«Selon nos services de renseignements, une cinquantaine sont revenus, une quarantaine sont en
zone de transit et une bonne centaine ont déjà montré qu'ils pouvaient se rendre là-bas», a-t-il précisé.Selon lui, il s'agit «d'individus jeunes, ayant connu souvent déjà un parcours délinquant, radicalisés le plus souvent».
«C'est un phénomène qui m'inquiète, parce qu'ils représentent, avec leur retour sur notre sol, un danger potentiel», a-t-il insisté.
Selon le ministre, «c'est un phénomène sans commune mesure avec le nombre de Français qui avaient pu se rendre par exemple en Afghanistan ou au Pakistan. Il faut être extrêmement attentif».
Une bombe à retardement
Même son de cloche chez le juge antiterroriste français Marc Trévidic qui a estimé que la présence de ressortissants français dans les rangs des combattants armés en Syrie constitue une bombe à retardement pour la sécurité en France.
«A court terme pour l'instant, leur objectif c'est Bachar al-Assad, ils ne vont pas faire un attentat
en France. En ce moment, ils font des braquages pour se payer leur billet d'avion pour la Syrie, ils ne pensent qu'à ça», souligne-t-il.«A moyen terme, ça nous posera beaucoup de problèmes», ajoute-t-il mercredi en marge d'un colloque «L'Europe contre le terrorisme» à Paris.
Le juge d'instruction au pôle antiterrorisme de Paris a estimé que l'utilisation du gaz sarin en Syrie imputée par plusieurs pays occidentaux au régime syrien a provoqué une hausse du nombre d'aspirants extrémistes français.
Prié de dire si un «cause à effet» avait été constaté, il a répondu : «Oui, manifestement, ça a boosté».
Les experts en armes chimiques de l'Onu ont confirmé dans un rapport publié lundi la nature chimique de l'attaque survenue le 21 août dans la périphérie de Damas sans toutefois désigner explicitement de responsable. La Russie affirme avoir reçu de la Syrie des éléments appuyant la thèse que l'attaque à l'arme chimique aurait été orchestrée par les rebelles. Elle promet de les présenter au Conseil de sécurité de l'ONU.
Source : agences et rédaction
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