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Imam des opprimés

Alain Gresh: En Egypte, "un coup d’Etat tranquille"

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La situation est très tendue en Egypte, après que la Cour suprême a abrogé la loi interdisant à tout haut responsable de l’ancien régime de se présenter aux présidentielles et a invalidé l’élection d’un tiers des sièges du Parlement issu des élections législatives.

Selon Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique présent actuellement au Caire, il s’agit bien d’un coup d’Etat du Conseil militaire.

"C’est une tentative de coup d’état tranquille, qui s’inscrit dans une stratégie en cours depuis plusieurs semaines, qui s’est traduite par l’acquittement de plusieurs policiers soupçonnés d’avoir tiré sur la foule, par la décision prise par le ministre de la Justice pour permettre le jugement par des tribunaux militaires de civils, par une campagne de propagande en faveur d’Ahmad Chafiq dans les médias, qui s’appuie sur des documents des services de sécurité, sur son dossier médical, sur des mensonges", a-t-il expliqué.

" Il y a visiblement la volonté du Conseil militaire d’essayer d’imposer un rapport de force qui permette à Chafiq de gagner et la transition aille dans le sens que désire le Conseil", a-t-il ajouté.

Arrivé en deuxième position au premier tour de la présidentielle, il y a 15 jours, Ahmad Chafiq (dernier Premier ministre d’Hosni Moubarak) affrontera au second tour, le week-end prochain, le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi.



Source: agences

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