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Imam des opprimés

En cas de défaite, Sarkozy quittera la politique...

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Au moment où le président-candidat Nicolas Sarkozy reste distancé dans les sondages par son rival socialiste François Hollande, il a déclaré hier en substance aux Français: « Faites-moi confiance ou je quitte la politique ».

Le président sortant a dit sur RMC et BFMTV, à 45 jours du premier tour de l’élection présidentielle, qu’« il ne se plaçait pas dans la perspective d’une défaite » et qu’il se battrait « de toutes ses forces » pour obtenir un second mandat, « protéger » les Français et « construire une France forte ».

« C’est un enjeu considérable pour la France », a-t-il expliqué.

M. Sarkozy a souligné : « Je m’inquiète de voir le programme du candidat socialiste, qui ne prévoit aucune économie, et je m’inquiète de cette grande inexpérience dans une période si troublée. Mais si les Français devaient ne pas me faire confiance, est-ce que vous croyez vraiment que je devrais continuer dans la vie politique ? La réponse est non ».

Quelques instants auparavant, il avait dit qu’il ferait « autre chose que de la politique » en cas de défaite le 6 mai, mais « ne savait pas encore quoi ». Il avait déjà fait ce genre de confidences, notamment en marge d’un récent voyage en Guyane, mais jamais publiquement.

Pour sa part, François Hollande a pris le contre-pied du chef de l’État sortant: Interrogé sur les propos du dernier,en marge d’un déplacement en région parisienne, le candidat socialiste a affirmé «en ce qui me concerne, ma vie est dans le service de mes concitoyens et je continuerai d’une autre façon, si je ne suis pas élu, à effectuer mon travail auprès de mes concitoyens ».

M. Sarkozy a répliqué un peu plus tard à M. Hollande, qu’il a de nouveau accusé de vouloir transformer la présidentielle en référendum anti-Sarkozy.

« Je ne fais pas et je n’ai jamais fait de la politique pour durer. Je fais de la politique pour faire, pour me mettre au service des gens, parce que j’aime mon pays et que j’ai envie de faire et de réaliser », a-t-il déclaré, en ajoutant : « Interrogez-vous pour savoir si mon concurrent, qui parle tellement de moi, ce ne serait pas mieux aujourd’hui qu’il sorte des faux-semblants, des faux-fuyants et de l’hypocrisie et qu’il parle, qu’il parle vraiment, qu’il parle aux Français en disant : Voilà ce que je vais faire pour eux. Dans deux mois, tout cela va nous réserver de belles surprises ».

En outre, certains heurts ont émaillé une visite de M. Sarkozy dans la Loire hier.
Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation d’environ 200 personnes qui manifestaient devant la salle où M. Sarkozy tenait un meeting électoral. D’importants renforts de CRS ont utilisé des gaz lacrymogènes et ont barré tous les accès à la salle. Le calme est revenu au moment où le président entamait son discours.

D’autre part, M. Hollande assistera dimanche au match de rugby France-Angleterre dans le cadre du tournoi des Six-Nations, mais n’entend pas « gêner » M. Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron, qui seront également présents.

Le début de semaine avait été marqué par des rumeurs de « pacte » passé entre conservateurs européens contre M. Hollande, l’hebdomadaire Der Spiegel affirmant qu’Angela Merkel et ses homologues italien, espagnol et britannique s’étaient entendus pour boycotter le candidat PS, coupable à leurs yeux de « vouloir renégocier le traité européen sur la discipline budgétaire ».
Angela Merkel, Mariano Rajoy et David Cameron ont tous trois démenti le contenu de l’article, tout comme M. Sarkozy.

Source : Reuters

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