Tunis : plus de 3.000 manifestants réclament le départ du gouvernement
Plus de 3.000 manifestants se sont rassemblés devant le siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à Tunis pour réclamer la chute du gouvernement.
Plusieurs partis politiques ont également participé à ce rassemblement dont le Parti démocrate progressiste (PDP), le mouvement Ettajdid, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT).
Répondant à l’appel du principal syndicat de la Tunisie, les manifestants scandaient "Le peuple veut la chute du gouvernement", "Manifestations et affrontements jusqu’à la chute du gouvernement", "Ne toucher pas mon UGTT", "Vive l’UGTT".
Les protestataires dénoncent plusieurs actions contre quelques locaux de l’UGTT et accusent des membres du mouvement islamiste Ennahda d’en être les auteurs.
Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a dénoncé dans un discours une campagne orchestrée contre l’UGTT visant à nuire à son image auprès de l’opinion publique.
"Ils veulent nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seuls de notre sort, mais nous ne plierons jamais et nous ne céderons pas!", a déclaré M. Abassi aux manifestants.
Le secrétaire général de l’UGTT a dénoncé aussi la tenue de la conférence internationale "des amis de la Syrie" qui a réuni 60 pays vendredi à Tunis.
"C’est un complot impérialiste et sioniste qui porte atteinte à notre révolution, à nos martyrs et à notre peuple et cette initiative ouvre la voie à l’ingérence étrangère et prépare pour le détournement des révolutions arabes contre la dictature et la colonisation", a souligné M. Abassi.
Après ce discours, les manifestants ont défilé sur l’avenue Habib Bourguiba, sous le contrôle d’un important dispositif sécuritaire qui avait fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule devant le ministère de l’Intérieur.
Source : agences
