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Détroit d’Ormuz: Le Qatar propose un plan en deux étapes pour débloquer les négociations entre Washington et Téhéran

Détroit d’Ormuz: Le Qatar propose un plan en deux étapes pour débloquer les négociations entre Washington et Téhéran
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Par AlAhed avec sites web

Le Qatar aurait soumis une initiative de médiation en deux étapes visant à sortir de l’impasse entre Washington et Téhéran et à ouvrir la voie à une reprise des négociations, rapporte l’agence de presse Unews. Doha affirme, de son côté, maintenir ouverts les canaux de dialogue.

Selon les éléments rapportés, cette proposition repose sur un mécanisme de réciprocité : une première série de mesures portant sur la levée du blocus et le dossier nucléaire, suivie d'une réouverture du détroit d’Ormuz et de négociations élargies.

Une première étape fondée sur le principe de réciprocité

Au premier jour, Washington serait appelé à lever le blocus naval imposé aux ports iraniens depuis février et à débloquer une partie des avoirs iraniens gelés, évalués à 6 milliards de dollars dans des banques qataries et omanaises. Les États-Unis autoriseraient également des exportations limitées de pétrole iranien, sous supervision du Qatar et d’Oman.

En contrepartie, Téhéran adresserait une invitation officielle aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour qu'ils puissent accéder aux installations nucléaires bombardées durant la guerre, notamment à Natanz, Fordow et Ispahan. Cette démarche s'inscrirait dans le cadre de l'«accord du Caire», conclu en septembre entre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi.

Ormuz au cœur de la deuxième étape

Le deuxième jour serait consacré à la réouverture du détroit d’Ormuz. Celle-ci interviendrait selon un mécanisme provisoire placé sous la supervision d’Oman, dans l’attente d’un accord définitif garantissant la liberté de navigation.

Le dispositif prévoirait également le retrait des mines marines intelligentes, le rétablissement des systèmes d'identification automatique (AIS) des pétroliers et des garanties visant à empêcher toute attaque contre les navires commerciaux.

Parallèlement, des négociations élargies s'ouvriraient à Doha sur plusieurs dossiers sensibles : l'uranium enrichi à 60 %, le sort des quelque 400 kilogrammes de stocks concernés et la levée des sanctions économiques contre l'Iran.

Washington et Téhéran maintiennent des positions divergentes

Du côté iranien, Téhéran continue de placer la levée du blocus, le déblocage de ses avoirs, l'indemnisation des dommages de guerre et l'arrêt des frappes au rang de ses principales exigences. L'Iran maintient par ailleurs une position ferme à l'égard des pétroliers qui ne respecteraient pas les règles qu'il applique dans le détroit d’Ormuz.

À Washington, la Maison-Blanche examinerait les conditions iraniennes, sans avoir officiellement réagi à la proposition qatarie. Donald Trump entretient, selon les informations rapportées, l'incertitude entre la perspective d'une nouvelle escalade militaire et celle d'un règlement négocié.

Trois orientations seraient actuellement à l'étude au sein de l'administration américaine : de nouvelles frappes contre l'Iran, option soutenue par le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu et le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth ; un renforcement de la pression économique, défendu par Marco Rubio et Scott Bessent ; ou encore la conclusion d'un accord, privilégiée par le vice-président JD Vance et l'émissaire américain Steve Witkoff.

Téhéran intensifie ses contacts diplomatiques

Sur le plan diplomatique, l'Iran aurait informé la Russie, la Chine et plusieurs autres pays que toute nouvelle agression contre son territoire, quelle qu'en soit l'ampleur ou la nature, provoquerait une riposte de grande envergure.

Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a multiplié les échanges avec ses homologues du Qatar, de l'Arabie saoudite, d'Oman, de Turquie, des Émirats arabes unis, d'Égypte, du Koweït, de Jordanie et du Pakistan. Ces consultations portent notamment sur la protection des voies maritimes et les développements régionaux.

Alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de peser sur les équilibres régionaux et les échanges maritimes, l'initiative qatarie cherche à établir une séquence de concessions réciproques susceptible de relancer le dialogue entre les deux parties. Sa concrétisation reste toutefois tributaire de l'acceptation des conditions avancées par Washington et Téhéran.

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