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Exercices militaires USA-Corée du Sud: Pyongyang dénonce une menace de guerre nucléaire

Exercices militaires USA-Corée du Sud: Pyongyang dénonce une menace de guerre nucléaire
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Par AlAhed avec agences

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a vivement condamné les exercices militaires conjoints menés par les États-Unis et la Corée du Sud, les qualifiant de préparatifs en vue d'une guerre nucléaire contre son territoire. Pyongyang estime que ces manœuvres constituent une nouvelle justification au renforcement de son arsenal et de ses capacités de dissuasion nucléaire.

Les autorités nord-coréennes ont affirmé que ces exercices témoignent de l'ampleur des menaces militaires auxquelles le pays serait confronté de la part de Washington et de Séoul, soulignant ainsi la nécessité de consolider ses capacités de défense stratégique.

La Corée du Sud et les États-Unis ont lancé, le 26 octobre, des exercices aériens conjoints de deux semaines, baptisés «Freedom Flag», depuis la base aérienne de Kunsan, située à Gunsan, à environ 180 kilomètres au sud-ouest de Séoul.

Ces manœuvres mobilisent un large éventail d'avions de combat de pointe ainsi que des moyens militaires stratégiques des deux alliés.

Déploiement massif d'avions de combat et d’équipements stratégiques

Selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, ces exercices mobilisent des avions de combat F-15K, KF-16 et F-35A de l'armée de l'air sud-coréenne, ainsi que des avions de transport et de ravitaillement en vol KC-330 et des appareils de surveillance et de contrôle aéroportés E-737 «Peace Eye».

Les États-Unis y participent avec des avions de combat F-16 «Fighting Falcon» et des avions de reconnaissance RC-135 de leur force aérienne, ainsi que des hélicoptères MH-60S «Seahawk» de leur marine.

Le corps des Marines américain a également déployé des avions de combat furtifs F-35B et des drones de surveillance MQ-9 «Reaper».

Séoul entend tirer parti de ces exercices conjoints pour évaluer et tester sa capacité à assurer le commandement des forces combinées, dans la perspective de reprendre à Washington le contrôle opérationnel de ses troupes en temps de guerre d’ici à 2030, voire avant cette échéance.

Ces manœuvres s’inscrivent dans la continuité d’une série d’exercices militaires conjoints organisés par les deux alliés au cours des derniers mois.

Kim qualifie la situation à la frontière d’instable

Kim Yo-jong, directrice de département au Comité central du Parti du travail de Corée (PTC), a publié lundi un communiqué consacré à la situation dans la péninsule coréenne et aux relations entre Pyongyang et Séoul.

«La situation à la frontière sud est extrêmement instable», a-t-elle averti. «Une situation grave prévaut le long de la frontière sud en raison du comportement irresponsable des milices militaires sud-coréennes.»

Kim Yo-jong a déclaré que l’armée sud-coréenne «menaçait gravement» la sécurité des troupes de la RPDC déployées le long de la frontière, en «tirant des coups de semonce à l’aide de fusils automatiques et de mitrailleuses de gros calibre», sous prétexte que des soldats nord-coréens auraient franchi la ligne de démarcation.

«Ces provocations ont commencé en août, parallèlement aux diffusions répétées de messages par haut-parleurs», a-t-elle précisé. «Du 1er août au 17 octobre, les forces sud-coréennes ont procédé à 2.870 séquences de diffusion provocatrices par haut-parleurs et à 201 incidents impliquant des tirs de semonce.»

Kim a souligné que ces provocations avaient franchi une ligne rouge, notamment à la suite de la «farce de l’explosion de mines».

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