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Cheikh Qassem: Pas de débat sur le désarmement de la Résistance tant que l’occupation et l’agression «israéliennes» perdurent

 Cheikh Qassem: Pas de débat sur le désarmement de la Résistance tant que l’occupation et l’agression «israéliennes» perdurent
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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a affirmé mercredi 28 octobre 2026 que «la résistance se poursuivra, forte de la légitimité du droit à la résistance et des garanties prévues par la Constitution de Taëf, et fera face à l’agression contre elle et contre le Liban». Il a catégoriquement exclu toute discussion sur le désarmement de la résistance tant que l’occupation persiste et que l’agression se poursuit.

Dans un communiqué consacré à la position du Hezbollah sur les évolutions politiques au Liban et dans la région, Cheikh Qassem a expliqué que la résistance dans la région était née de l’occupation «israélienne», soutenue par les tyrans du monde, à leur tête les États-Unis. Il a souligné que, depuis sa fondation en 1982, le Hezbollah avait poursuivi cette résistance aux côtés de tous les hommes libres du Liban et de la région, afin de faire face à l’occupation et de libérer la terre et l’être humain.

«Toutes les guerres déclenchées par cet ennemi sioniste sous de faux prétextes sont des guerres expansionnistes visant à réaliser le projet du “Grand Israël”», a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les accords conclus entre cet ennemi et ceux qu’il avait agressés, ainsi que leurs pays et leurs territoires, à l’image des accords de Madrid et d’Oslo, n’avaient été que des étapes destinées à consolider son occupation, dans l’attente d’une nouvelle phase et d’une nouvelle guerre. C’est pourquoi, a-t-il souligné, l’ennemi n’avait respecté aucun accord.

Selon Cheikh Qassem, sans le soutien américain et occidental, l’entité «israélienne» n’aurait pas pu consolider son occupation, encore moins poursuivre son expansion. Il a affirmé que ce soutien était à l’origine des crimes de génocide commis contre le peuple palestinien, qui résiste et demeure inébranlable à Gaza, en Cisjordanie et dans toute la Palestine.

«Grâce à sa résilience face à l’occupation et à ses soutiens arrogants, al-Qods et la Palestine resteront aux mains de leur peuple», a-t-il poursuivi.

«Le prix de la résistance est élevé, mais la capitulation ne permet rien d’obtenir»

Le secrétaire général du Hezbollah a reconnu que «le prix de la résistance est élevé», avant d’ajouter : «Cependant, la capitulation et les concessions ne permettent rien d’obtenir.»

Concernant le Liban, il a affirmé que, sans la résistance, les sacrifices du peuple libanais et de ses familles, les martyrs — à leur tête Sayyed Hassan Nasrallah, maître des martyrs de la Nation, et Sayyed Hachem Safieddine —, les blessés, les prisonniers, ainsi que les souffrances liées aux déplacements forcés et à la destruction des maisons et des cultures, l’ennemi «israélien» aurait commencé à établir des colonies et aurait exercé son contrôle sur l’ensemble du Liban, sur les plans politique, administratif et territorial. Il ne se serait pas arrêté là où il en est aujourd’hui.

L’accord-cadre entre les autorités libanaises et Washington est «invalide»

Abordant l’accord-cadre entre les autorités libanaises et les États-Unis, Cheikh Qassem l’a qualifié d’«invalide», estimant qu’il contrevenait à la Constitution, à l’accord de Taëf, aux lois, au discours d’investiture du président et à la déclaration du gouvernement.

Il a précisé que cet accord «accorde à l’ennemi ce qui ne lui appartient pas, renonce aux sources de force du Liban et repose sur la discorde et la déstabilisation du pays».

L’accord entre Téhéran et les États-Unis a réduit l’intensité de l’agression contre le Liban

Concernant l’accord entre l’Iran et les États-Unis, Cheikh Qassem a souligné que le Hezbollah y accordait une grande importance, car il constitue, aux côtés de la résilience de la résistance, de notre peuple et de ses partisans, la seule source de force disponible. Il a estimé que son efficacité s’était manifestée dès l’annonce du protocole d’entente, qui a contribué à réduire l’intensité de l’agression contre le Liban.

Il a également rappelé que l’arrêt de l’agression «israélienne» contre le Liban et le retrait des territoires libanais figuraient parmi les priorités absolues de la République islamique d’Iran. Il a salué cet immense sacrifice consenti par cette figure emblématique des hommes libres à travers le monde.

Pour Cheikh Qassem, l’Iran a fait échouer les objectifs des États-Unis et d’«Israël» visant à renverser le régime islamique et à diviser le pays. «Il est désormais évident que les États-Unis ne peuvent pas prendre le contrôle de l’Iran», a-t-il insisté, attribuant ce résultat à «la résilience du grand peuple iranien et à la direction sage et courageuse de l’ayatollah Sayyed Mojtaba Khamenei».

Qassem appelle à mettre fin à la tutelle américaine sur le Liban

Cheikh Qassem a également appelé à mettre fin à «la tutelle américaine et à son emprise sur certains rouages de l’État», soulignant que «la tutelle, tout comme l’occupation, constitue une violation de la souveraineté».

Il a réaffirmé l’attachement du Hezbollah à l’unité nationale et sa disposition à entreprendre toute initiative susceptible de résorber les divisions et d’unifier les positions. Il a toutefois précisé que le parti attendait des actes de la part des autres acteurs politiques afin que leur attachement à l’unité se traduise concrètement.

Les objectifs «israéliens» ont échoué

Évoquant la situation au sein de l’entité «israélienne», Cheikh Qassem a mis en avant «l’échec à atteindre les objectifs fixés, le désarroi interne ainsi que les crises politiques, économiques et sociales, dont les répercussions se feront progressivement sentir et pèseront sur les capacités futures de l’ennemi». Il a estimé que « les résultats des élections israéliennes constituent l’un des signes de cette défaite ».

« Peu importe qui dirige l’entité usurpatrice « israélienne » : qu’il sache qu’il ne pourra pas poursuivre son occupation et qu’il devra quitter notre terre », a-t-il affirmé.

Quant aux États-Unis, Cheikh Qassem a affirmé qu’ils ne se trouvait pas dans une situation plus favorable que l’entité d’occupation «israélienne».

«L’Amérique tyrannique est plongé dans le désarroi politique. Il traverse une grave crise économique, a perdu son statut mondial et se prépare à quitter la région», a-t-il précisé.  

Les relations entre le Hezbollah et le mouvement Amal sont solides

Cheikh Qassem a rassuré les Libanais en affirmant que «les relations entre le Hezbollah, le mouvement Amal et les forces alliées qui soutiennent la résistance sont solides».

Il a souligné leur attachement à la souveraineté du Liban, à l’importance du rôle de l’armée nationale et au soutien qui lui est apporté. Il a également réaffirmé leur rejet de toutes les formes de discorde et leur volonté de dialoguer et de parvenir à une entente avec toutes les composantes du peuple libanais et les autorités, dans le respect de la souveraineté et de la Constitution.

Reconstruction : le Hezbollah réaffirme son engagement envers les familles sinistrées

Le secrétaire général du Hezbollah a salué «la remarquable cohésion de nos familles et de tous les citoyens honorables de notre pays autour de la résistance».

Il a réitéré l’engagement du parti dans le cadre de l’initiative «Promesse et engagement», affirmant : «Nous resterons unis pour assurer l’hébergement, la restauration des bâtiments et la reconstruction, grâce à nos propres moyens et à nos efforts pour que l’État libanais assume ses responsabilités, ainsi qu’avec l’aide des pays frères et amis.»  

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